De la juste rémunération du bloggeur



salaire argent eurosLe bloggeur est une espèce de plus en plus prisée par et dans les médias traditionnels.

Nombre de versions numériques de journaux nationaux hébergent des blogs sur leur plateforme, de 20Minutes (gratuit) à Le Monde (payant). Mediapart qui est une plateforme média exclusivement numérique, et à accès payant, fait de même. Quant à Le Post, ce sont les bloggeurs maison qui alimentent le journal en ligne - encore qu'on puisse s'interroger ici sur la dénomination de bloggeurs - et certains d'entre eux, qualifiés d'Invités, sont rémunérés.

On ne compte plus, dans les médias traditionnels, les articles ou les chroniques ou les reportages façon Qu'en disent les bloggeurs. Betapolitique fait sa sélection d'articles parmi les bloggeurs. Le journal papier Vendredi est quant à lui entièrement composé par une sélection d'articles de bloggeurs. Et dernièrement, c'est Courrier International qui a proposé un partenariat avec certains d'entre eux.

Les bloggeurs sont cités un peu partout, des extraits de leurs billets sont repris ici ou là - et parfois donc des billets entiers. On leur propose d'intervenir à la radio ou sur les plateaux de télévision, on recueille leurs avis, on les invite à suivre tel ou tel évènement particulier. Au Congrès du Parti Socialiste, certains d'entre eux avaient un accès presse.

Bref, le bloggeur fait vendre. Car il ne faut pas se leurrer, il s'agit d'abord de cela : le phénomène du bloggage fait vendre. Mieux que cela, tout numérique soit-il, il fait aussi vendre du papier.

Il s'agit pourtant moins de la valeur ajoutée qu'apporterait le bloggeur à l'information que du fait qu'il est supposé ne pas faire partie d'un sérail journalistique, lequel vit actuellement une profonde crise de confiance, donc d'audience. Le bloggeur est un représentant du peuple et le peuple - lecteur, auditeur ou télespectateur - aime s'entendre. Il aime donner son avis et le partager. En ce sens, la popularité des bloggeurs est à rapprocher du succès des émissions où Vous avez la parole.

La différence est que le bloggeur est identifiable, qu'il est ciblé en tant que tel par les médias qui en font leur beurre. Et voilà le bloggeur de se demander tout naturellement si une partie de ce beurre ne devrait pas légitimement lui revenir. Il s'interroge sur son statut au sein du grand bourdonnement médiatique et se pose la question de sa rémunération.

Aussi naturel cela soit, il a tort. L'engrenage de la rémunération est celui de la professionalisation. A terme, d'une manière ou d'une autre, il se trouverait récupéré. Un phénomène tout aussi naturel que la question qui y conduirait. On ne peut faire semblant : on ne fait jamais de la même manière selon qu'on en espère ou non une rémunération ; et l'autocensure, aussi inconsciente soit-elle, est la pire de toutes les censures, parce que la plus sournoise.

Dans la chaîne journalistique, le bloggeur est un témoin et se perdrait donc à ne pas le rester.

Le bloggeur parle depuis lui-même et témoigne de ce qu'il observe. Or on ne rémunère pas un témoin. Rémunérer un témoin c'est de facto le corrompre, c'est-à-dire corrompre son témoignage.


Une précision nécessaire pour en terminer : en aucun cas je ne jette la pierre à tel ou telle qui obtiendrait rémunération de son activité de bloggeur. Tout le monde n'a pas les moyens ou même l'envie de renoncer à un complément pécunier, aussi symbolique soit-il. C'est le symbole que je pointe, et ce à quoi, on le sait, il tend : l'institutionnalisation, qui est une contrainte et une uniformisation, et pour le bloggeur la promesse de devenir un notable 2.0.


Alors je le répète, parce que tout est là : On ne rémunère pas un témoin.



Source : De la juste rémunération du bloggeur




Michael Jackson marche sur la lune



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Twitter et remaniement ministériel



Twitter est un réseau social. Soit, mais ça sert à quoi ? A échanger, à s'informer, à partager des liens, à donner son avis, à discuter le bout de gras, à s'amuser... Bref, c'est un réseau social.

Par exemple, à propos du remaniement ministériel, Benoit Hamon, mais aussi Jacques Chirac et François Mitterrand (si si, il a un compte sur Twitter !), ont évoqué l'avènement ministériel de Frédéric Mitterrand et les déboires de Jack Lang et Claude Allègre qui avaient l'un et l'autre nourri d'abondants espoirs :

A lire chronologiquement, c'est-à-dire de bas en haut...
Benoit Hamon, François Mitterrand et Jacques Chirac sur Twitter


Avec la participation de Abadinte, Laure, Antoine, Aleph et de moi-même...



Source : Twitter et remaniement ministériel




Sous la burqa, le baillon



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Sous la burqa, le baillon



René Magritte Le ViolCe n'est pas la burqa qui est une prison, c'est Dieu. Dieu est une prison mentale.

La Burqa est une oppression. Un moyen d'oppression dirigé contre le corps des femmes.

On raconte que certaines s'y soumettent de plein gré. Mais Dieu est un enfermement de l'esprit qui exclut le libre-arbitre.

Interdire le port de la burqa est une connerie. Les lois contre l'oppression existent. C'est à la libération des esprits qu'il faut s'atteler.

L''oppression contre les femmes emprunte des chemins variés. Dans l'immense majorité des cas se sont des chemins privatifs. Combien de filles et de femmes sont violées à l'intérieur de leur propre foyer et se taisent ?

Libérer les esprits pour libérer la parole. Parce que la loi ne peut passer quand la victime tait son oppression.

La burqa est la partie visible d'une oppression d'autant plus vaste qu'elle est cachée.

La burqa possède en sus l'avantage de circonscrire le champ de la dénonciation à l'intérieur de la population musulmane. Une hypocrisie bien vulgaire. A la française, pourrait-on dire.



Source : Sous la burqa, le baillon




Un homme, une femme



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Un homme, une femme, 22 régions



logo paritéJ'ai suffisamment souvent moqué sur ce blog les excès ou les dérives de la cause féministe pour me sentir cette fois autorisé à relayer cette très judicieuse initiative, trouvée chez Olympe.

Cette initiative, ce sont 3 militants socialistes, fondateurs de la rénovitude [j'adoooore !], qui caressent le fol espoir que la désignation des têtes de liste socialistes sera le moment d’agir vraiment pour la « rénovation » des pratiques au sein du Parti Socialiste, et de faire de la parité une réalité.

Leur constat est simple, 92% des régions françaises ont un président de région homme. Au PS, qui préside actuellement 20 de ces 22 régions, on dénombre 2 femmes présidentes de région (en Franche-Comté et en Poitou-Charente).

C'est que malgré la parité, imposée par la loi électorale, c'est le plus souvent un homme qui figure en tête des listes...

Or en 2010, 5 présidents de région socialistes auront fait 2 mandats consécutifs (Alain Rousset, Alain Le Vern, Jean-Paul Huchon, Martin Malvy, Michel Vauzelle) et la place de Georges Frêche sera vacante (il a été exclu du PS). Il ne suffirait donc que dans ces six régions, le PS présente six listes conduites par des femmes, pour qu'on puisse espérer un petit pas en avant dans un nécessaire rééquilibrage - nécessaire parce que vous les connaissez, tant que ce ne sera pas fait, elles continueront de piailler que bla bla vous êtes mieux payés que nous bla bla bla en plus vous accaparez tous les pouvoirs et patali et patala, bref vous savez comme elles peuvent être chiantes !

Il est sans doute utile d'ajouter que non seulement ce serait oeuvrer là en faveur de l'objectif [sic...] de parité, mais ce serait également pour le Parti Socialiste une bien belle occasion d'affirmer une position forte en matière du non cumul des mandats - ici, dans le temps. Deux mandats successifs de six ans c'est bien. Un troisième serait de trop : 18 ans ans à la tête d'une région, c'est beaucoup, beaucoup trop.

La rénovation, c'est bien d'en parler. La faire, c'est mieux encore.



N'osons pas espérer que l'UMP en ferait autant. On me dit que c'est un parti de droite.



une femme des hommes


Source : Un homme, une femme




Les éditions Filaplomb font Naufrage



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Hadopi censurée par le Conseil Constitutionnel



Hadopi Pierre ArditiLe Conseil Constitutionnel avait été saisi par les députés du Parti Socialiste après l'adoption de la loi "Création et Internet", dite HADOPI, sur le téléchargement illégal. Les 11 Sages (neuf permanents et les deux anciens chefs d'Etat Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing) avaient pour charge de se prononcer sur la concordance du texte avec les principes constitutionnels.

C'est désormais fait et, considérant qu'«Internet est une composante de la liberté d'expression et de consommation», et qu'«en droit français c'est la présomption d'innocence qui prime» le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la partie sanction de la loi Hadopi - la "riposte graduée" - sur les téléchargements illégaux.

Le Conseil Constitutionnel rappelle que « c'est à la justice de prononcer une sanction lorsqu'il est établi qu'il y a des téléchargements illégaux ». Et de conclure : « Le rôle de la Haute autorité (Hadopi) est d'avertir le téléchargeur qu'il a été repéré, mais pas de le sanctionner. »

HADOPI est morte - et j'ai ce soir une pensée émue pour ces artistes de gauche qui se sont fourvoyés dans un combat d'arrière-garde plutôt que de se mettre au service d'une cause qui exige de la part des industriels de la culture la révision de leur modèle économique et son adaptation à la révolution technologique de l'Internet, de manière notamment à assurer une rémunération juste aux artistes sur le dos desquels ils ne cessent complaisamment de se faire une rente.

Pierre Arditi, Juliette Gréco, Michel Piccoli et Maxime Le Forestier, je pense à vous.



Source : Hadopi censurée




La mort de Petit Scarabée



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De la relativité d'une catastrophe aérienne



les jeux du cirqueDepuis le début de l'année 2009, dans le monde :

  • plus de 600 000 personnes sont mortes du SIDA ;
  • près de 500 000 personnes sont mortes du paludisme ;
  • la cigarette a tué 1,3 millions de personnes ;
  • l'alcool a tué 750 000 personnes ;
  • le cancer a tué 2,6 millions de personnes ;
  • plus de 100 000 personnes ont trouvé la mort suite à un accident de la route ;
  • la pollution de l'air est responsable du décès de 650 000 personnes ;
  • le manque d'eau potable est responsable du décès de plus de 2 millions de personnes ;
  • la malnutrition est responsable du décès de 4,4 millions de personnes ;
  • près de 400 000 désespérés ont mis fin à leurs jours ;
  • plus de 4,5 millions d'enfants de moins de 5 ans sont morts ;
  • ...

L'énumération de l'inéluctabilité des souffrances humaines est bien monotone, et si peu propice à l'émotion.

Et puis hier, les 228 passagers et membres d'équipage du vol AF 447 ont probablement trouvé la mort, probablement à la suite d'un accident dont serait en partie responsable l'un des 1,3 milliards impacts de foudre qui ont touché la terre depuis le début de cette même année. C'est spectaculaire. Et dans un monde où le spectacle est roi, c'est en toute logique que l'événement a justifié l'interruption de la retransmission télévisuelle de Roland-Garros et son spectacle tennistique.

Prenons en passant la peine de noter qu'au cours d'un seul match de tennis, ce sont quelques milliers de personnes qui quelque part dans le monde meurent de faim.

Ce matin, dans un bel ensemble, les journaux titrent en gros sur le « mystère » du vol AF 447. Il est vrai que pour ce qui concerne la Malaria ou le SIDA, la malnutrition ou le manque d'eau potable, les responsabilités sont bien moins mystérieuses, donc le spectacle bien moins haletant.

Ce soir, les joueurs de l'équipe de France de football, qui affronte l'équipe du Nigeria en match amical, prendront leur juste part de l'émotion nationale en arborant un brassard noir. Avant de taper dans le ballon, tous respecteront une minute de silence. Le Nigeria est un pays africain qui se porte relativement bien. Le spectacle peut continuer.



Source : De la relativité d'une catastrophe aérienne




Quand Montalvo rencontre Gershwin



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On ne nait pas homme...



ogreNancy Huston a fait paraître une tribune dans Le Monde, sous le titre On ne naît pas homme.

La blogosphère féministe s'est aussitôt emparée du sujet. En particulier, j'aime beaucoup le ton employé dans ce billet. Zoridae se contente pour ce qui la concerne d'attirer notre attention sur un passage du texte - joliment torché, en effet - de Nancy Huston - écrivain qui écrivit de bien chouettes bouquins, à une certaine époque.

Je reproduis à mon tour le passage en question, puisque c'est celui-ci qui est concerné par mon petit commentaire :

« Dès qu'un petit garçon comprend qu'il vient (que tout le monde vient) de l'intérieur d'un corps de femme, un corps donc différent du sien, il se met à construire et à détruire, à bricoler, à manier, à remanier et à tripatouiller, la petite fille ne fait pas cela. Les garçons ouvrent les poupées, les nounours et les voitures petites et grandes, ils ouvrent les fusils, jouets ou non, pour en comprendre le fonctionnement ; ils veulent pénétrer le mystère de la vie, des origines, comprendre d'où ils viennent, pourquoi ils sont là ; ils regardent de près, d'encore plus près ; plus tard, certains iront jusqu'à arracher le fœtus du ventre de la femme enceinte et à en fracasser le crâne. Après le dépeçage du nounours, après le carnage, ils laissent derrière eux : non-sens, monceaux de chairs mortes qui ne veulent plus rien dire. Ils ont réussi à transformer le vivant en mort, en objet, en chose, en rien : puissance sidérante qui ne peut se comparer qu'à celle de mettre un enfant au monde. »

On le comprend, l'hypothèse sous-jacente à ce petit laïus est que l'homme est plus violent que la femme. Sans doute. Peut-être aurait-il été toutefois plus nuancé de dire qu'elle s'extériorise davantage, cette violence, chez l'un que chez l'autre, de manière générale. Soit.

Pour rester dans la nuance, il aurait alors sans doute suffit de dire que le petit garçon se construit dans la découverte de son altérité, parce qu'il doit devenir homme et donc autre de ce d'où il vient, quand la petite fille peut se contenter de s'identifier à sa mère-matrice. Ce qui est on ne peut plus plausible... sans que cela doive nécessairement venir expliquer, par un curieux raccourci psychanalytique, cette violence masculine dont sont, seraient préservées les femmes - qui n'auraient donc aucun besoin de comprendre les mystères de la vie puisqu'elles en sont les créatrices et pour peu, tout de même, qu'on les fournisse en spermatozoïdes.

Sans doute cette construction des petits garçons dans cette différenciation sexuelle subie est-elle en effet à l'origine de la différence essentielle entre hommes et femmes. Sans doute, aussi, cela induit-il une quête "graalesque" chez l'homme, visant à "pénétrer le mystère de la vie" - quand la femme n'a donc nul besoin de pénétrer ce qu'elle a en elle.

Certes, mais on ne comprend pas trop pourquoi cette quête devrait nécessairement aboutir à ce surcroit de violence. Pourquoi cet inaccessible mystère ne serait-il pas un moteur de curiosité et d'enthousiasme, plutôt que cet inéluctable pousse à la violence ?

Curieuse conception de la quête qui devrait nécessairement se muer en frustration puis en violence. Et si l'on posait que chercher conduisait au savoir, faudrait-il en déduire que ce fait vient expliquer pourquoi l'homme est plus créatif et plus apte à la compréhension des choses que la femme ?

Et puis il y a cette phrase particulièrement imbécile : "il se met à construire et à détruire, à bricoler, à manier, à remanier et à tripatouiller, la petite fille ne fait pas cela." Quel cliché !... Ou alors c'est moi et je ne connais que des petites filles particulièrement anormales.

D'ailleurs, moi-même finalement, je ne me souviens pas avoir jamais ouvert une poupée en deux pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur - je me contentais de la foutre à poil... Mes petites voitures, je ne les désossais pas et je n'usais d'armes-jouets que pour jouer aux cow-boys et aux indiens - un bout de bâton parvenant généralement à faire très bien l'affaire. Et aujourd'hui je n'aime pas davantage mettre mon nez sous le capot d'une voiture. Sans même parler de manipuler un fusil. A mon tour, je dois être particulièrement anormal...

Pour terminer au même endroit que cet extrait, je crois devoir faire remarquer qu'il faudrait être terriblement stupide pour prétendre sérieusement, et pour peu qu'on y réfléchisse un instant, que la puissance de mort serait comparable à la puissance vie. Créer est toujours miraculeux, quand détruire est trivialement à la portée du premier abruti venu - celui-ci s'avèrant une fois sur deux être une femme.



Source : On ne nait pas homme...




Edition à la demande



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Interdire la cagoule : Alors là... c'est le pompon !



cagoule et pomponMAM (Mme Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur) a annoncé ce mercredi son intention d'étudier la possibilité de mettre en place des mesures, éventuellement législatives, pour empêcher quiconque de participer à des manifestations en dissimulant son visage, notamment à l'aide de cagoules.

Et aussitôt, zélé, le député UMP Didier Julia a déposé une proposition de loi visant à "interdire le port de cagoule et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements".

...

Pourquoi seulement le visage ?



Source : Alors là... c'est le pompon !




Petit... et ridicule



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Petit... et ridicule

Source : Petit... et ridicule




Les femmes aussi ont le droit de s'amuser



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Les femmes aussi ont le droit de s'amuser



Dans la blogosphère, j'ai quelques amies auxquelles je suis très heureux de faire ce petit cadeau, des femmes engagées qui se réjouiront sans aucun doute que le domaine machiste du jeu vidéo s'ouvre enfin à la seconde - terme employé ici sans intention de hiérarchiser - moitié de l'humanité.

Spéciale dédicace, donc, à Hypos, Annieday, CC, Laure, M., Mrs Clooney, Nelly, Olympe, Quitterie et Trublyonne.

Shii, enfin une console spécialement conçue pour les femmes :





Je sais, je devrais avoir honte...



Source : Les femmes aussi ont le droit de s'amuser




M comme Voyage



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Le grand jeu des petits regrets



Chirac ou SarkozyMartine Aubry a déclaré : « Je me dis que finalement, on regrette Jacques Chirac […] Il avait au moins une qualité, c’est de connaître la réalité de la France […] Cela n’empêchait pas des débats assez lourds ».

Certains qui cultivent amertume et esprit revanchard se sont engouffrés pour crier au scandale et à la droitisation d'un Parti Socialiste instable sur ses valeurs. Ils oublient que leur égérie avait - c'était au temps lointain de sa splendeur médiatique - rêvé d'un François Bayrou en premier ministre. Mais c'est accessoire. Ils oublient surtout ce que relativité signifie - sans même parler d'humour.

D'autres pas et qui l'expliquent très bien.

Mais c'est un certain François Mitterrand qui sur Twitter m'a donné l'idée d'un petit jeu qui devrait permettre à tous les mauvais coucheurs de comprendre la subtilité du lien qui existe entre regrets et relativité, voire même d'entendre la différence sémantique qu'on trouve entre regrets et nostalgie :

Aubry Royal


Bien entendu, j'ouvre le bal - et de préférence en demeurant fidèle à ma petite réputation de machiste que j'essaie progressivement de me construire ici :

Depuis que je subis les incapacités culinaires de ma femme, je regrette le temps où je me nourrissais au Mac Do.



Et vous, que regrettez-vous ?




Merci à Eric, pour m'avoir inspiré ce petit complément vidéo indispensable.



Source : Les petits regrets




HADOPI



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HADOPI ou les puissances réactionnaires à l'oeuvre



Tout le monde en parle, chacun à son avis, alors je me décide à en dire un peu plus qu'un mot. Dire simplement que le téléchargement ne saurait être illégal, dire qu'avant même que le législateur se décide, via la loi HADOPI, d'user de répression, cela fait maintenant dix ans qu'on use d'une culpabilisation qui n'a pas lieu d'être.

HADOPI

Toute cette histoire est en réalité assez simple. Afin de préserver leurs rentes, et plutôt que de s’adapter à la dématérialisation des supports en mettant en place de nouveaux modèles économiques, les industries de la musique et du cinéma, avec la complicité des gouvernements, s’évertuent depuis des années à laisser croire qu’échanger des fichiers sur internet s’apparenterait à du vol, alors que ce n'est que l'appropriation par les citoyens du progrès technique.

Lorsque l'on inventa le fil à couper le beurre, on ne déclara pas illégal son utilisation. Lorsque la locomotive à vapeur devint réalité, les gens se mirent à prendre le train et les chevaux ne se mirent pas à ronchonner. Lorsque les soutiens-gorges libérèrent la femme, les fabricants de corsets s'adaptèrent plutôt que de pester après les mamelles infidèles. Lorsque la télévision pénétra dans les foyers, le Général de Gaulle ne la déclara pas illégale au prétexte que les français n'allaient plus prendre le temps de se reproduire. Lorsque la jeunesse des années 80 se mit à enregistrer sur cassette toute la musique d'une bande FM libérée, l'industrie de la musique ne se trouva pas moribonde.

Depuis que le monde est marchand, à mesure que le progrès technique poursuit sa marche en avant, tandis qu'hommes et femmes s'approprient les nouvelles inventions et en tirent profit pour s'élever au-dessus de leurs anciennes conditions, les industries s'adaptent et développent de nouveaux modèles économiques - ou disparaissent et laissent la place à d'autres.

Depuis que le monde est marchand, certaines industries parviennent à mettre à profit une situation donnée pour tirer une rente de leur activité. Pour celles-là, le progrès technique a toujours été et sera toujours une menace - non pour elle-même, mais pour ladite rente, cette part excessive du gâteau qu'elles ont réussi à s'approprier aux dépens d'autres acteurs de la filière, généralement les consommateurs qui paient un prix trop élevé, mais aussi des intermédiaires qui reçoivent une rémunération anormalement réduites pour leurs prestations.

Et ainsi, depuis que le monde est marchand, les industries rentières sont-elles particulièrement réfractaires au progrès technique. C'est qu'en bons libéraux, elles savent que toute rente a pour vocation de disparaitre, soit par le simple jeu de la concurrence, soit via le progrès technique. Et toute leur stratégie consiste donc, non pas à freiner le progrès - lequel est inéluctable -, mais à s'en approprier l'essentiel des bénéfices futurs en empêchant aussi longtemps que possible sa concrétisation présente, afin tout de même de faire durer la rente.

Il y a deux dizaines d’années, les grands monopoles dans le domaine des télécommunications ont ainsi freiner des quatre fers devant la libéralisation du marché, l’émergence de la téléphonie mobile puis celle de la téléphonie par internet. Il s’agissait pour ceux-là de conserver leurs rentes de monopoles. Ils n'allèrent cependant pas jusqu'à oser prétendre que le GSM était un piratage téléphonique - cela aurait semblé par trop risible. On entendit toutefois quelques voix réclamer que fût déclarée illégale la téléphonie sur internet. On sait aujourd'hui ce qu'il advint : Orange, anciennement France Telecom, est leader sur le marché français de la téléphonie mobile, comme sur celui de la box internet - qui permet de téléphoner de manière illimitée sans surcoût, apparemment gratuitement...

Mais revenons au téléchargement. Je télécharge sur internet parce que la possibilité technique existe. Pis, cela ne provoque en moi aucun cas de conscience : je n’ai absolument aucune crainte pour la rémunération des artistes qui ont contribué aux oeuvres que je télécharge. Cette responsabilité-là revient de toute évidence aux industriels qui ont contracté avec lesdits artistes ; il ne s’agit pour eux - les industriels - que de distribuer autrement, c’est-à-dire mieux, plus efficacement, les sommes considérables qui circulent sur ce marché qui n'est pas celui de l'art. Il ne s’agit que d’allocations optimales des ressources et de la mise en place d'un modèle économique adapté à cette nouvelle donne technique. S'il est probable en effet que cela conduise à mettre fin à une rente qui n'a que trop duré, disons que ça ne m'émeut que très moyennement.

Je n'ai aucune inquiétude pour la vitalité artistique. Depuis que le monde est monde, celle-ci n'a jamais été liée à l'importance de la rémunération des artistes, pas plus que l'importance de cette rémunération n'a jamais été liée à l'importance du prix auquel les marchands décident de vendre au public les oeuvres dont ils ont fait l'acquisition des droits. Non, je ne suis pas inquiet : plus ou moins miséreux, il y aura toujours des troubadours qui pousseront ici ou là la chansonnette - et dont beaucoup resteront à tirer le diable par la queue tandis que les industriels de la musique et quelques artistes à succès s'engraisseront démesurément.

Dit autrement, si nombre d'artistes connaissent de grandes difficultés à vivre convenablement de leur art, ce n’est certainement pas le public qu'il faut en tenir pour responsable - ainsi qu’on cherche à nous le faire croire. Réjouissons-nous plutôt que public il existe et regardons plutôt du côté des producteurs et des diffuseurs qui brassent maladroitement des sommes considérables - en pleurnichant à l'occasion qu'elles s'amenuiseraient. Regardons plutôt, aussi, en direction des politiques culturelles et des budgets correspondants qui ne cessent, en effet, de s'amenuiser.

Culpabilisation et répression ne font pas une politique culturelle, encore moins un modèle économique viable. Ce ne sont là que quelques forces réactionnaires qui sont ici, comme partout, à l’ouvrage.



EDIT : L'ami Rimbus a pondu un excellent article qui viendra utilement en complément de celui-ci. Mais il y a aussi celui de Nicolas et celui de Seb - ça m'apprendra à faire un petit tour de oueb avant de déposer ma propre petite crotte.



Source : HADOPI




La journée de la Femme



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La journée de la Femme par La Chanson du Dimanche





La Chanson du Dimanche



Nota Bene : à l'occasion de cette « Journée Internationale consacrée aux Droits des Femmes », le débat fait rage à travers la blogosphère (je ne mets pas de lien parce que j'ai la flemme - Nicolas va m'engueuler). Moi, je m'en contrefiche.

Je note seulement que si le féminisme est une cause que j'ai grande facilité à épouser, il y a bien des féministes dont je ne voudrais pas pour femmes : trop chiantes !

Mais il en va souvent ainsi, il y a encore dans ce monde nombre de combats à mener urgemment, et il serait plus facile d'y mettre tout son coeur si les militants étaient plus sexy - c'est que la hargne monomaniaque possède la fâcheuse tendance à rendre laid et ennuyeux.



Parfois aussi je m'interroge : les femmes sont-elles capables d'accéder à un humour de second degré ?



Source : La journée de la Femme




Casse-toi-pov-con.net



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Casse-toi-pov-con.net



Casse-toi Pov' con !C'est simple, c'est drôle et ça soulage (un peu).

Allez-y faire un tour et ensuite, vous aussi, postez votre photo.

Vous aussi - parce que vous et moi savons que vous en rêvez - dites-lui : « Casse-toi Pov' con ! »

C'est par ici !





Et n'oubliez pas non plus d'en faire profiter vos amis et connaissances, car eux aussi, comme vous, comme moi, n'en peuvent plus de lui.



Source : Casse-toi-pov-con.net




HADOPI et riposte graduée



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HADOPI et riposte graduée - Black-out et chanson





AVOODWARE s'associe à l'initiative de la Quadrature du Net
qui appelle au « black-out » du oueb français.

HADOPI - Le Net en France : black-out

Le projet de loi HADOPI a pour objet la mise en oeuvre la politique dite de « riposte graduée »,
un dispositif répressif visant à couper l'accès à l'internette aux foyers suspectés
de partager sans autorisation des oeuvres protégées.

Un tel dispositif conduirait à couper des familles entières non seulement de l'accès à l'internette,
mais également au téléphone et à la télévision,
cela sans preuves juridiquement recevables,
ni d'ailleurs de procédure judiciaire.

HADOPI - Le Net en France : black-outHADOPI - Le Net en France : black-outHADOPI - Le Net en France : black-outHADOPI - Le Net en France : black-outHADOPI - Le Net en France : black-out

Source : HADOPI et riposte graduée




Recherche, sarkozy, éducation, culture



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Jeu de l'intrus : Recherche, sarkozy, éducation, culture



Cette séquence - dénichée chez JeandelaXR (encore !) -date d'un temps que les moins de deux ans ne peuvent pas connaître - souvenez-vous, Sarkozy n'était pas encore président -, mais demeure aujourd'hui particulièrement intéressante, tant par sa résonance avec une certaine actualité que par son caractère largement prophétique.

André Brahic est non seulement un éminent astro-physicien, à l'esprit brillant - sa notice Wikipedia nous apprend qu'il a travaillé en particulier sur les supernovæ, la théorie du chaos, la dynamique des galaxies, les anneaux planétaires et la formation du système solaire dont il est l'un des plus grands experts mondiaux à l'heure actuelle et aussi qu'il est un spécialiste de l'exploration du système solaire par les sondes spatiales dont il a suivi toute l'histoire depuis de nombreuses années... un esprit brillant, donc, mais également, ce qui ne gâte rien, un homme doté d'un humour féroce.

Lors de cette courte intervention filmée (moins de 10 mn), il explique que pour lui recherche, éducation et culture sont des choses essentielles [...] pour l'avenir de notre société et énonce avec beaucoup d'humour et de causticité quelques vérités fondamentales, bien que tout à fait hors d'atteinte de l'esprit étriqué de ce petit président dont nous avons finalement hérité...




Sauvons la recherche - André Brahic
envoyé par Ahmed-Meguini


Post Scriptum : Je vous suggère de retrouver André Brahic dans un tout autre registre, lors de l'une (en 2001) ou l'autre (en 2008) de ses conférences vidéo à l'Université de tous les savoirs (Les Amphis de France 5). Dans la première il nous parle des observations récentes en astrophysique, dans la seconde il nous donne les dernières nouvelles de notre jeune Univers...



Source : Recherche, sarkozy, éducation, culture




500 euros et 500 secondes



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Gaza : manifester en paix !



Hamas Israël Palestine TsahalLes bombardements d'écoles, d'universités à Gaza sont dénoncés, et on a raison... mais on ne dit pas que ces lieux sont utilisés comme centres opérationnels, fabriques et caches d'armes par les terroristes du Hamas ;

Le bombardement d'habitations à Gaza est condamné, et on a raison... mais on ne dit pas que les chefs terroristes qui les occupent refusent d'évacuer leur famille lorsque Israël les avertit des frappes sur leurs QG ; 

On dénonce le bombardement de mosquées, et on a raison... mais on ne dit pas que si elles explosent c'est du fait aussi des quantités d'armes et explosifs qui y sont entreposés par les terroristes islamistes qui s'y sont installés ;

On s'indigne de la situation humanitaire à Gaza, et on a mille fois raison... mais on ne dit pas qu'Israël fait beaucoup, tout de même, dans cette guerre pour préserver les civils et que l'aide humanitaire n'a jamais cessé.


Dans leur appel à manifester samedi prochain, Les Verts ne dénoncent pas la prise en otage des Palestiniens de Gaza par une organisation terroriste, et ils n'exigent pas du Hamas qu'il renonce à la terreur et qu'il reconnaisse Israël.

Il faut dire que la hauteur des principes invoqués par les Verts est telle que le parti écolo ne saurait s'abaisser à ce genre de considérations. Qu'on en juge : "seule la paix assurera aux israéliens comme aux palestiniens la sécurité". On voit que chez les Verts il y a des gens qui pensent, quand même.

En fait, l'appel des Verts à manifester samedi prochain 10 janvier à Paris ne mentionne même pas le Hamas. On peut le prédire sans grand risque de se tromper : cette manifestation d'apparence humanitaire, pacifiste et écolo sera aussi une manifestation de complaisance vis à vis d'une organisation terroriste ; on y brûlera comme à l'ordinaire des drapeaux israéliens et scandera le nom du chef du Hamas.


Aussi, moi qui souhaite ardemment une paix juste et durable au Proche-Orient, cette fois encore et afin d'éviter d'avoir à mélanger mon indignation et mes larmes avec les cris des colporteurs de haine, je ne me rendrai pas à la République samedi prochain 10 janvier 2009 à 14h30.

Je suis pour ma part convaincu qu'on peut au moins autant appeler le gouvernement israélien au courage de renoncer à la guerre que d'appeler le Hamas au courage de ne pas s'abriter derrière des enfants que, de facto, ils traînent avec eux dans la guerre et vers la mort. Et encore ce serait là ignorer que ce n'est pas même de la lâcheté de la part du Hamas, mais bel et bien une stratégie visant à activer l'engrenage de la haine de génération en génération.

Dit autrement, chaque civil palestinien qui meurt à Gaza est assassiné conjointement par le Hamas et Tsahal, tous deux complices de la même horreur. C'est cela tout entier qu'il faut s'appliquer à dénoncer, pour peu qu'on veuille être utile aux populations civiles palestiniennes et israéliennes. 

Donner dans la condamnation sélective, c'est faire le jeu d'un camp ou de l'autre, c'est faire complaisamment le jeu de la guerre. 



Communiqué de presse des Verts du 8 janvier 2009 : 

Pour la paix au Proche-Orient, manifestons samedi 10 janvier

L'agression israélienne s'intensifie à Gaza de façon dramatique : bombardements d'écoles, d'universités, d'habitations, de mosquées, d'établissements publics faisant des centaines morts parmi les civils. La situation humanitaire est catastrophique. Les Gazaouis ne sont plus approvisionnés en eau, en électricité, en nourriture, des blessés meurent faute de soin. Les journalistes ne peuvent entrer dans Gaza.

Le gouvernement israélien reste enfermé dans sa logique de guerre alors que seule la paix assurera aux israéliens comme aux palestiniens la sécurité.

Nous exigeons de nos gouvernements européens qu'ils condamnent fermement le gouvernement israélien et qu'ils fassent tout pour arrêter ce massacre. Nous appelons les citoyens à rester mobilisés et à participer massivement samedi aux manifestations organisées par les collectifs qui défendent la paix au Proche-Orient.


Djamila Sonzogni et Jean Louis Roumégas, Porte-paroles des Verts.



Source : Manifester en paix !




Adrienne



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Bush hates shoes



George W. Bush victime d'un jet de chaussuresLa réactivité des artistes ne cessera jamais de m'étonner.

Il y a cinq jours à peine, on apprenait que George W. Bush avait été victime d'un attentat par jet de chaussures, attentat commis par un journaliste irakien, nommé Mountazer al Zaïdi, lors d'une conférence de presse à Bagdad avec le Premier ministre irakien Nouri al Maliki.

Dans les heures qui suivirent, on pouvait jouer sur l'internette à lancer des chaussures sur une image mouvante du président américain. « Ne lancez pas de chaussures", a plaisanté le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva en s'adressant mercredi aux journalistes, à l'issue d'un sommet Amérique latine-Caraïbes. » Et hier, des Marines ont été accueillis par des jets de chaussures dans une université de Falloujah où se déroulait une manifestation de soutien au journaliste qui avait initié ce geste sur le président américain.

Mais le plus extraordinaire est cette chanson qui circule sur l'internette, l'oeuvre d'un artiste méconnu mais auquel on peut d'ores et déjà sans crainte de se tromper promettre une carrière mondiale hors du commun. Elle s'intitule Blues Hates Shoes et elle vous habite déjà :



Nota : On m'apprend à l'instant que les chaussures lancées ont été "détruites" lors des analyses destinées à s'assurer qu'elles ne contenaient pas d'explosifs.

L'avocat du journaliste irakien, apprenant à la lecture du procès verbal de l'interrogatoire de son client le sort réservé aux chaussures, a critiqué la destruction de celles-ci, qui étaient déjà convoitées dans le monde arabe : « Les chaussures avaient pris beaucoup de valeur et étaient devenues un symbole de résistance pour les Irakiens. Ces chaussures étaient saintes. »



Source : Bush hates shoes




Exercice d'écriture en 7 minutes - #3



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Barack Obama, un américain à la Maison Blanche



Avant tout, se réjouir.
Ne pas bouder son plaisir.
Se laisser gagner par l'enthousiasme
Et espérer.

Espérer avant toute chose.

Et après tout, pourquoi pas ?
Après tout, quelque chose a changé, déjà.
Après tout, un américain a été élu à la Maison Blanche.

Mais un américain un peu différent, en apparence.
Et c'est déjà beaucoup.

Un petit pas dans la bonne direction, en somme.
Mais un grand pas pour une certaine idée de l'humanité.


Barack Obama élu à la Maison Blanche

Ne pas tout à fait être dupe, pourtant.



Source : Barack Obama, un américain à la Maison Blanche




Soeur Emmanuelle : Cent ans moins le quart



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Siffler la Marseillaise n'est pas insulter la France



drapeau françaisLa Marseillaise a été sifflée. C'était hier soir au Stade de France, en ouverture du match amical de football qui opposait les équipes de Tunisie et de France. Et depuis ce matin, donc, la France toute entière semble en émoi... Et moi je me dis qu'il n'y a vraiment pas de quoi, ou plutôt qu'on place bien mal son émoi, dans ce beau pays de France.

Mais précisons d'emblée un fait important : ce ne sont pas des tunisiens qui ont sifflé notre tant bel hymne national, mais des français et essentiellement, sinon uniquement, des français. Pas tous de "souche" bien entendu, mais pas moins français que d'autres. Ou alors peut-être y a-t-il là d'ailleurs une part d'explication à ces sifflements, peut-être que cette France qui clame quasi unanimement son émotion parce qu'on a osé siffler la Marseillaise, cette France-là a peut-être en réalité un peu de mal à considérer que tous les français sont... français. Et ces français-là, qui seraient donc un peu moins français que les autres, en auraient vaguement conscience, auraient quotidiennement conscience de n'être pas tout à fait considérés aussi français que tous les français.

Je ne sais pas.

Ce que je sais en revanche, c'est qu'on fait comme si la question n'avait pas à être posée, qu'il n'y avait pas d'explications à chercher et puis trouver, parce que le simple fait de siffler la Marseillaise serait en soi un insupportable scandale. Mais un hymne national n'est rien d'autre qu'un symbole - sans doute un symbole assez désuet d'ailleurs, mais c'est là un autre débat - et comme tous les symboles il n'est sacré que pour ceux qui ont une image positive de ce qu'il symbolise, pour ceux qui parmi ceux-là considèrent que certains symboles peuvent être sacrés, ou sacralisés.

Pour ma part, je suis fermement convaincu du caractère néfaste de toute espèce de sacralisation des symboles. Toute chose doit pouvoir être remise en cause, afin que les opinions puissent librement s'exprimer, les opinions mais aussi les sentiments - la colère par exemple, ou la détresse... Je revendique mon droit à me moquer du Christ sur sa croix, à caricaturer Mahomet, à bouffer du rabbin, à brûler un drapeau ou à siffler un hymne national, fût-il celui qu'on voudrait que je considère comme mien - mais je revendique également de pouvoir en mon âme et conscience choisir mes symboles, et même mes appartenances.

On me dira que c'est un manque de respect, voire une intolérance. Je considère que le respect est dû à chacun en tant qu'homme ou femme, à tous les êtres humains en tant que tels et sans exception ; et que toute opinion ou croyance respectable exige qu'elle soit tolérée ; pas les objets ou les chants qui en constituent les symboles, pas non plus les concepts. Or la France n'est rien d'autre qu'un concept - c'est-à-dire une idée que l'on peut ou non s'en faire, au-delà de sa définition purement géographique ou administrative. Une idée ça se conteste et un symbole a également vocation à être déconstruit : il n'y a pas d'exigence au respect du symbole si l'idée n'est pas digne d'elle-même.

Or la France donne-t-elle aujourd'hui une image positive d'elle-même. On pourrait en débattre, mais le moins qu'on puisse affirmer est qu'il est possible d'avoir une mauvaise image d'un pays, y compris du sien. Possible aussi de vouloir l'exprimer et trouver la manière de le faire. Siffler la Marseillaise n'est pas renier son appartenance - cela peut même être la revendiquer -, ce n'est pas non plus insulter la France ou les français - dont on est, et voudrait même éventuellement être plus -, c'est émettre une critique virulente et audible, jusqu'à y compris clamer avec force que cette France telle qu'elle se comporte actuellement, sur bien des aspects, on ne l'aime pas, et même on n'en est pas très fier. Parce qu'elle ne serait pas très digne de l'idée qu'on voudrait en avoir.

On voudrait continuer à ce que soit glorifié un pays en faisant flotter son drapeau et en jouant son hymne dans les stades, admettre que tous se lèvent comme autant de moutons et hurlent leur patriotisme à l'entame de ce qui n'est qu'une rencontre sportive, et dans le même temps il faudrait se scandaliser que d'aucuns se saisissent de cette même occasion pour manifester qu'il n'y aurait pas grand chose à glorifier et qu'au contraire par certains aspects la France pourrait avoir à se sentir honteuse, qu'on aurait quelques cruels reproches à lui faire, qu'il n'y aurait finalement pas tellement de quoi l'aimer ou être fiers d'en être. Cela me semble assez incohérent.

On voudrait bien que la France soit en effet, dans les faits, cette glorieuse patrie des Droits de l'Homme. Mais voilà, elle ne l'est pas - et n'a même jamais été uniquement celle-là. La France est ce pays qui fraye honteusement avec des dictatures : on peut vouloir la siffler pour cela. La France bafoue chaque jour les Droits de l'Homme dans ses prisons surpeuplées : on peut vouloir la siffler pour cela. La France procède à une chasse systématique et comptable de ses immigrés sans-papiers : on peut vouloir la siffler pour cela. La France place au ban de la Nation une partie de sa population, issue pour une bonne partie de l'immigration maghrébine : on peut vouloir la siffler pour cela - et c'est même d'autant plus légitime quand les sifflets proviennent de ceux qui subissent chaque jour ce bannissement social, qui est aussi largement racial.

La France, on peut en être et ne pas l'aimer. La France on peut vouloir revendiquer avec force qu'elle change sans qu'on doive nous prier d'en partir. La France, en l'occurrence, il ne s'agit pas de la quitter parce qu'on ne l'aimerait pas assez, mais d'en être plus afin de parvenir à l'aimer mieux. La France, oui, on peut vouloir en siffler son hymne pour mieux pointer du doigt ses indignités.



Source : Siffler la Marseillaise n'est pas insulter la France




Houellebecq-BHL ou l'extension du domaine de la pute



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La télé appartient à ceux qui la paient !



Pour sauver la télévision publique, voici deux petits films divertissants qui permettent de comprendre les enjeux d'une suppression sans compensation de la publicité sur les chaînes du service public.



Monsieur le Président, n'éteignez pas la télévision publique :






La redevance, c'est la différence :





Deux films proposés et écrits par Yves Jeuland
réalisés par Joyce Colson
animation : Jean-Yves Castillon
voix : avec la participation amicale de Mathieu Amalric et Perrine Tourneux
studio d’enregistrement : Sub-til
sound design & mixage : Tabaskko / Bruno Guéraçague
conformation & étalonnage : Stéphane Jarreau
production exécutive : doncvoilà / Virginie Giachino
financés par la Scam et soutenus par plus de 30 organisations pour défendre le service public.



Source : La télé appartient à ceux qui la paient !




Ce matin, envie de bouffer du pape

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Ce matin, envie de bouffer du pape



Nicolas Sarkozy et le pape Benoit XVI



Ce matin, je me suis levé avec une furieuse envie de bouffer du Pape. Allez savoir pourquoi ?



Et aussi, allez comprendre...



Bonus Track : Il faut reconnaître qu'à l'occasion, Cabu parvient à trouver la bonne inspiration (même si je ne suis jamais tout à fait parvenu à apprécier son trait) :



Pape Benoit XVI Nicolas Sarkozy Ségolène Royal par Cabu
Dessin paru dans le Canard Enchaîné



Source : Ce matin, envie de bouffer du pape




Blogs de filles (nues)

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Rachida, Nicolas et Carla font des bébés



enceinteEn ce début de septembre, la blogosphère est en émoi. Rachida Dati est grosse : on suppute une grossesse. Car cela commença ainsi, d'abord la question de savoir si la pas-si-sotte garde des Sceaux attendait un heureux événement (mais on n'allait pas attendre avec elle) comme semblaient l'indiquer les nouvelles rondeurs qu'elle avait pris soin d'afficher et qu'on ausculta donc à la loupe, fiévreusement, parce que bon. Puis seulement, lorsque confirmation officielle fût donnée, les regards s'orientèrent vers le mystérieux responsable (mais on se demande s'il l'est vraiment, responsable) de cette incongruité ministérielle. A ce jour, comme vous le savez, on en reste à des démentis formels des pères putatifs successifs, au point que l'on pourrait croire que personne ne souhaite s'aventurer à endosser pareille paternité (je sais, ce n'est pas très gentil, mais d'ici à ce que le petit sache lire il aura eu l'occasion de se doter d'un sérieux sens de l'humour).

Bref, tout ça c'est déjà du passé. Car si j'ai appris une chose de mon expérience de blogueur, c'est que se faire l'écho du buzz rapporte bien moins de lecteurs que d'avoir un coup d'avance sur tous les autres chasseurs frénétiques du mot-clé du jour. Il s'agit d'être le premier à répandre la rumeur imbécile et qui n'est imbécile que parce qu'elle est chaque fois confirmée par les faits (sinon c'est juste une rumeur). Or il semble tout à fait évident que cette danse médiatique autour du ventre de l'ex meilleure amie de Cécilia (mais si, souvenez-vous) est en réalité pour les communicants de l'Elysée un simple ballon d'essai, un hors d'oeuvre, un test grandeur nature. De là à dire que Nicolas Sarkozy aurait lui-même mouillé la chemise (façon de parler) et serait le père de l'enfant de sa ministre... non ! et là n'est pas (encore) la question. Certes, une telle révélation serait savoureuse, mais ne nous égarons pas en des conjectures affolantes dont le mauvais esprit serait si peu charitable (mais pour qui ?). Voyez plutôt la suite.

Un ballon d'essai, disais-je et vous m'accorderez que le mot est bien choisi. Un ballon d'essai médiatique organisé directement depuis le palais élyséen, donc, et dans le seul but de très soigneusement préparer le lancement de la grande opération, la seule et la véritable, celle que nous attendons tous fébrilement depuis bientôt un an : l'opération Carla Bruni-Sarkozy est enceinte ! Et se réjouiront alors les chômeurs et les travailleurs sans-papiers, les smicards et les précaires. Se réjouiront alors les jeunes et les retraités, les travailleurs qui ne gagnent pas plus et les familles aux fins de mois difficiles. Se réjouiront alors tous les laisser pour compte du sarkozisme comme tu te réjouiras, toi, peuple de France, car Carla si belle et si gentille, Carla qui ne comprend rien à la politique, Carla qui n'a pas libéré Ingrid Bétancourt mais qui a touché le Dalai Lama, Carla qui rencontrera sans doute le pape Benoit XVI la semaine prochaine à Paris, Carla bientôt sera gravide - et on prétendra bien entendu que ce n'est pas seulement pour distraire le peuple.

D'ailleurs le bon peuple sait très bien se distraire tout seul qui se demandera aussitôt : Mais qui donc est le père ?



Source : Rachida, Nicolas et Carla font des bébés




La Route, de Cormac McCarthy

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Tous les hommes dansent



Invitation au voyage - Where the Hell is Matt ?

Matt est un petit gars du Connecticut qui ne dit pas qu'il est poète. Il voyage autour du monde et lorsqu'un endroit lui plaît, il danse devant sa caméra. Et, partout, de Kuwait à Zanzibar, de Madagascar en Nouvelle-Guinée, de Suède en Corée, des Iles Salomon en Argentine, hommes, femmes et enfants dansent avec lui. Et, partout, sur tant de visages différents, c'est le même sourire que l'on retrouve, c'est-à-dire la même humanité qui s'exprime et qui témoigne d'elle-même,de Petra au Machu Picchu.

Ce qui ne gâte rien, c'est que les vidéos de Matt sont une succession de cartes postales du monde, toutes plus belles les unes que les autres. Mais je vous l'ai dit, Matt est un poète. Affaire de sensibilité, sans doute - ou d'humanité.


Where the Hell is Matt? (2008)

Vous pouvez retrouver Matt sur son site, et en particulier toutes ses précédentes vidéos. Faites un beau voyage.


Source : Invitation au voyage






Ta mère en string avec un sex toy !

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Ce matin, envie de bouffer du curé !


Du mensonge christique et de la tragique illusion de Dieu


envie de bouffer du curéMercredi 13 janvier 2008, au dîner du CRIF auquel il était convié, en déclarant : "Le drame du XXème siècle, de ces millions d'êtres projetés dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence", Nicolas Sarkozy, décidément tout petit président de la république laïque de France, a franchi les limites de l'acceptable.

Une telle déclaration publique, officielle, est une agression insupportable contre les convictions de tous les athées, ou du moins contre mes convictions philosophiques personnelles - et je vais éviter ici de sombrer d'ores et déjà dans un pseudo communautarisme des sans-dieu.

Disons-le tout net, je vis cette dernière éructation présidentielle comme une provocation de trop et une déclaration de guerre, comme un appel à déterrer des armes qui furent enterrées avec le calumet de la paix de la laïcité.

C'est pourquoi je m'autorise à proclamer ici publiquement que le grand drame de l'Histoire des hommes depuis vingt siècles, d'obscurantisme en oppression, de massacre en génocide, de guerre en croisade, de colonisation en esclavagisme, est le fruit du mensonge christique dont le poison est la tragique illusion de Dieu.

Et je me souviens soudain, qu'à la basilique Saint-Jean de Latran à Rome, le 20 décembre dernier, ce même Sarkozy, étriqué et vulgaire avait déclaré que "dans la transmission et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". Aussi, puisque la guerre est ouverte, j'affirme en retour que les petits enfants deviendraient moins facilement de grands cons si on leur évitait d'avaler toutes les conneries que débitent les curés.

Le 27 septembre 1946, un certain Gilles Colin écrivait dans le Monde Libertaire : "Soit dit en passant, les zélateurs de la religion catholique sont bien obligés d'imputer à leur fétiche tout puissant, Jésus-Christ, la conception et la réalisation des sanguinaires mise en scène que sont les guerres mondiales. Obligés de lui reconnaître une intervention personnelle dans les catastrophes ferroviaires et autres fariboles qui ne constituent pour lui que les plus inoffensifs et dilettantiques passe-temps.". Gilles Colin était alors le pseudonyme d'un certain Georges Brassens, lequel écrivit également ces quelques vers :

Le clergé vit au détriment
Du peuple qu'il vole et qu'il gruge
Et que finalement
Il juge.

(Georges Brassens / 1921-1981 / Opinion)

Mais puisque je donne dans la citation, je vous livre également celle-ci qui me plait beaucoup :

"On sent, je crois, qu'avoir de la religion, pour un enfant, et même pour un homme, c'est suivre celle où il est né. Quelquefois on en ôte ; rarement on y ajoute ; la foi dogmatique est un fruit de l'éducation. Outre ce principe commun qui m'attachait au culte de mes pères, j'avais l'aversion particulière à notre ville pour le catholicisme, qu'on nous donnait pour une affreuse idolâtrie, et dont on nous peignait le clergé sous les plus noires couleurs. Ce sentiment allait si loin chez moi, qu'au commencement je n'entrevoyais jamais le dedans d'une église, je ne rencontrais jamais un prêtre en surplis, je n'entendais jamais la sonnette d'une procession sans un frémissement de terreur et d'effroi, qui me quitta bientôt dans les villes, mais qui souvent m'a repris dans les paroisses de campagne, plus semblables à celles où je l'avais d'abord éprouvé. Il est vrai que cette impression était singulièrement contrastée par le souvenir des caresses que les curés des environs de Genève font volontiers aux enfants de la ville."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Les confessions / posthume, 1782)

Mais surtout, pour en revenir à notre petit président qui vomit du Guaino comme un enfant fait sa gastro, parlant d'un "monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir", il semble important de rappeler le rôle plus que trouble et souvent actif qu'ont joué les églises catholiques d'Europe en général, et le Vatican en particulier, aux côtés des nazis allemands, comme d'ailleurs des facistes italiens ou espagnols.

Rappelons par exemple que le pape Pie XII n’a, durant la Seconde Guerre mondiale, jamais condamné la persécution des juifs par les nazis. Et évoquons qu'il n'y a pas si longtemps le directeur israélien du centre Wiesenthal de recherches sur le nazisme a été contraint d'exprimer son regret que le Vatican ne reconnaisse pas que "l'antisémitisme chrétien a conduit à la Shoah". C'était après que dans un texte intitulé "Souvenons-nous : une réflexion sur la Shoah", publié le 18 mars 1998, le Vatican a cherché à nier un lien de cause à effet entre l'antijudaïsme historique des chrétiens et l'antisémitisme des nazis, le Vatican se contentant seulement de déplorer que des chrétiens n'aient pas apporté, à ceux qu'on persécutait, toute l'aide qu'on était en droit d'attendre d'eux, exprimant néanmoins ses "regrets" pour "la méfiance et l'hostilité" dont les juifs ont été victimes de la part des chrétiens et demande pardon "pour les fautes" de ses croyants. C'est dire si le Vatican lui-même va moins loin dans le révisionnisme historique que Nicolas Sarkozy.

Ainsi donc l'Europe aurait des racines chrétiennes, mais pas nos deux guerres mondiales et pas non plus la Shoah. Je crois qu'on voit en cet homme à la pensée étriquée l'exemple même des ravages de la catéchèse sur les enfants de France. Il devient urgent de les en préserver, de les libérer du catéchisme qui les pervertit, urgent qu'à la mission évangélique du christianisme s'oppose la volonté libératrice de la laïcité.

Mais terminons par Voltaire qui écrivit : "La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile !"



Du mensonge christique et de la tragique illusion de Dieu






"Le Pélican" : Strindberg / Gian Manuel Rau

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George W Bush, l'artiste et quelques trouducs



Le portrait de Bush, par Jonathan Yeo

Le portrait de Bush, par Jonathan Yeo

Attention, ceci est une oeuvre d'art ! Cette représentation du président des Etats-Unis est l'œuvre de Jonathan Yeo, un peintre anglais généralement porté sur l'establishment et reconnu pour ses portraits de magnats des médias comme Rupert Murdoch, d'hommes politiques comme Tony Blair ou d'acteurs comme Dennis Hopper.

Recruté par la Bibliothèque Bush pour réaliser le portrait du président des Etats-Unis, l'oeuvre produite, et réalisée à partir de collages, a finalement été refusée par son commanditaire, l'entourage de l'actuel occupant de la Maison Blanche s'étant offusqué des matériaux utilisés.

Quelque chose vous a échappé ? C'est que vous ne vous êtes pas plongés dans le détail du travail de l'artiste.

Le portrait de Bush, par Jonathan Yeo

C'est en effet sur fond de scrotums et à grand renfort d'appareils génitaux et autres sphincters que Jonathan Yeo dresse un portrait pour le moins éloquent de George W. Ainsi, l'oreille droite du président : en guise de pavillon, une érectionambitieuse, amoureusement tenue en bouche par une dame un peu tropmaquillée. Quant au teint de Bush, frais comme celui d'une jouvencelle,il est constitué d'une pléiade d'anus en tous genres. Et l'ensemble du portrait est à l'avenant.

Allez, trois agrandissements pour les fines Bush :



1- la bouche

Le portrait de Bush, par Jonathan Yeo - agrandissement bouche



2- l'oeil

Le portrait de Bush, par Jonathan Yeo - agrandissement oeil



3- l'oreille

Le portrait de Bush, par Jonathan Yeo - agrandissement oreille



De quoi donner peut-être des idées de ce côté-ci de l'Atlantique, puisqu'en terme de trouducs nous n'avons désormais plus rien à envier à nos amis américains.


George W Bush, l'artiste et quelques trouducs






Antoine Bibi et Casimir

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Journée mondiale de lutte contre le SIDA



Un mort toutes les dix secondes



Spot Sidaction 2007 pour la Journée mondiale de lutte contre le SIDA.





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Tonton, le retour 2



Le "Teasing" des forces de l'Esprit

portrait François MitterrandSouvenez-vous, c'était lors de la campagne électorale des dernières présidentielles, une voix d'outre-tombe s'était faite entendre. Le 10 mars 2007, elle s'exprimait pour la première fois et disait ceci :

J'avais dit en son temps que je croyais aux forces de l'esprit et que je ne vous quitterai pas. Il est temps d'honorer ce rendez-vous.
[...]
D'ici, je le répète, je vois tout, j'entends tout, je lis tout; bref, je sais tout. Les mauvaises langues (de droite, mais aussi hélas, de gauche...) qui me liront dans les semaines qui viennent diront sans doute que pour une fois, je n'ai pas besoin des écoutes de mon fidèle Prouteau pour y parvenir. Qu'elles se méfient. Je vais tout dire, tout écrire, y compris sur elles...

Le blog de François Mitterrand venait de s'ouvrir : François-Mitterrand-2007, avec en exergue cette phrase prononcée par feu le président, lors de ses derniers voeux aux français : Je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitte pas...

Cela avait fait quelque bruit sur la toile, avait dans une certaine mesure bousculé le petit train-train médiatico-politique de la campagne électorale. Le blog avait très rapidement obtenu un réel succès d'audience. Le président postait chaque jour un nouveau billet et on débattait longuement de l'actualité politique au fil des commentaires. Cela en avait ravi certains, nombreux, et exaspéré beaucoup d'autres. Et puis, l'on s'était finalement souvenu qu'on ne croyait pas aux forces de l'esprit, que quelqu'un devait tenir la plume. Une chasse à l'auteur apocryphe s'était engagé. D'une telle ampleur que, finalement, sous la pression et cédant à l'hystérie, le blog se referme sur ces mots : Je vous le répète encore une fois, en guise de conclusion : Etre en accord avec soi-même, je ne connais pas de meilleur bulletin de santé. Je crois aux forces de l’esprit, je ne vous quitterai pas.. On était le 10 juin 2007, dimanche de premier tour des législatives.

Le silence s'était fait. On avait presque oublié. Pourtant, le 13 septembre 2007, on entendait ceci : " Et si, plus que jamais, il était temps de croire aux forces de l'esprit.... Etait-ce un ultime soupir, le dernier hoquet d'un esprit en décomposition ? Ou l'annonce d'un retour prochain, l'évocation d'un désir qu'on voudrait mutuel ? La réponse tombe ce jour où, sous le titre, Revenir..., on peut lire : Je sens qu'un nouvel esprit m'habite et je m'interroge. Puis-je vraiment laisser les choses en l'état, voyant ce que je vois, entendant ce que j'entends? Les forces de l'Esprit m'ont fait un bien beau cadeau encore. Dois-je en user?

Ouais, si ça c'est pas du "teasing" ! ...

Mais arrêtons-nous un instant et consultons Wikipedia :

Teasing est un mot anglais signifiant « taquinerie » mais il est plus correct de le traduire par « aguicher » pour sa connotation d'excitation (provoquer la curiosité, on le retrouve dans le mot strip-tease).

Le mot désigne une technique de vente attirant le spectateur par un message publicitaire en plusieurs étapes. Dans la première étape, un message court et accrocheur interpelle et invite à voir la suite. La deuxième étape apporte une réponse et incite à la consommation.

Le 'teasing' est arrivé en France en 1981 avec une triple publicité (affichage) pour l'afficheur Avenir, mise en scène par l'agence CLM/BBDO.

Sur une plage bleu azur...

1. Une jeune femme en bikini, mains sur les hanches, dit: « [Demain], j'enlève le haut » ;
2. quelques jours plus tard, seins nus, elle dit: « [Demain], j'enlève le bas » ;
3. quelques jours plus tard, nue mais montrée de dos, elle dit: « Avenir, l'afficheur qui tient ses promesses ».

Le 'teasing' a été utilisé en politique en France, avec la double publicité visuelle de Jacques Chirac de 1986: "Vivement demain..." suivie de "...avec le RPR".


Allez, Tonton, point de chichi [sic], reviens... et dis-nous donc quel est ce "bien beau cadeau" que t'ont fait les forces de l'esprit.


Tonton, le retour 2





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France / Nouvelle-Zélande (Quart de Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007)



Haka All Black et Moquet "Fleur Bleue"



Le Haka des All Black prendra-t-il le dessus sur la lettre de Guy Moquet des "Tout Bleu" ?

La réponse en images :




No Comment...



N'oubliez pas d'aller voter pour cette video sur YouTube.

Et pour une intégration de la video sur votre blog, copiez/collez le code suivant :

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France / Nouvelle-Zélande (Quart de Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007)





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L'Ile aux Fleurs, court métrage de Jorge Furtado (Brésil, 1989)



Les tomates, les porcs et les êtres humains

En bientôt vingt ans, les douze minutes de L’Île aux Fleurs, dévastateur court métrage avant-gardiste de Jorge Furtado, n’ont pas pris une ride. Tous ceux qui l’ont vu le savent : en dévoiler les rouages serait le trahir et mettre à mal l’effet de surprise qui régit le film. Et puis, comment résumer ces douze minutes ?

Douze minutes, donc. Douze minutes d’une formidable évidence. Douze minutes qui suffisent pour mettre en branle les rouages indéfectibles du commerce mondial. Douze minutes d'images agrémentées de commentaires d'un humour implacable. Jusqu'à la fin où tout le monde arrête de rire....




Pour une analyse documentée du court-métrage, je vous invite à lire sur Film de Culte.

Je vous invite également à vous rendre sur le blog de DCD qui a laissé un gentil message sur mon livre d'or et chez qui j'ai découvert cet incontournable court-métrage - lequel m'avait pourtant jusqu'ici soigneusement contourné.


"L'Ile aux Fleurs", court métrage de Jorge Furtado (Brésil, 1989)





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Manif de droite : 12 juin




12 juin - APPEL A MOBILISATION
Une manif de droite pour fustiger mai 68



manif de droite : hommesLe 12 Juin aura lieu un grand, beau et joyeux défilé.

Il aura lieu dans le quartier Latin très probablement (nous organisons actuellement le parcours avec la Police), à partir de 17h.

Le But est de Fustiger Mai 68, notamment les "acquis" culturels.

Nous nous devons de nous surprendre les uns les autres en rivalisant de créativité pour en faire un moment de fête subversive. Comme jadis certaines troupes de Gauche ont su le faire.

Tout doit être mis en oeuvre pour juguler esthétique, fête et subversion.

J'entends qu'un concours de sosies de Mireille Mathieu est en train de se mettre en place...

J'entends que des chorales repettent à tue tête.

C'est cette France là que nous Souhaitons et que nous Chérissons

Vive la France





JFR (Jeune France de Rue)





ump : En cas de contestation par des forces hostiles nous devrons compter sur notre meilleure arme... La lâcheté.



Avant de se rendre à cette manifestation, il est important de prendre connaissance du Communiqué de Jeune France de Rue : Manifestons mais pas n'importe comment !




Rue89



Manif de droite

Manif de droite : 12 juin





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Hommage à Missak Manouchian



Le Petit Père des People s'est approprié Blum et Jaurès, et maintenant Guy Môquet, entre autres figures historiques "socialo-communistes", ainsi qu'il aime le dire en d'autres circonstances...

Leon Blum. Jean Jaurès. Guy Môquet... Ces hommes, grands devant l'Histoire, et qui n'appartiennent à  personne sinon à  eux-même et à  notre Histoire. Ces hommes qui sont nos références communes et que la France aura toujours raison d'honorer, pourvu qu'il ne s'agisse pas de les récupérer, d'instrumentaliser la mémoire collective à  des fins partisanes, ce qui serait les salir et donc nous salir tous, nous tous qui nous souvenons avec une émotion sincère.

Ça fait longtemps, pour ma part, que les figures de Blum et de Jaurès, de Guy Môquet et de Missak Manouchian font partie de mes références personnelles, longtemps que j'ai lu et que je me rappelle la lettre de Guy Môquet, et l'émotion qu'elle procure de par sa candeur héroïque - comme je sais également, et m'en souviens (oui, par devoir de mémoire), qu'il a été fusillé, assassiné par d'autres français et qui ne l'étaient ni plus ni moins que lui, qui l'étaient autrement et qui le choisirent lui et ses camarades parce que communistes et donc moins "bons français" à leurs yeux. Comme je sais également que dans la ville de Neuilly dont Nicolas Sarkozy a été maire pendant plus de vingt ans, il n'existe ni rue Leon Blum ni rue Jean Jaurès, pas plus qu'il n'existe une place Guy Môquet.

Alors, avant qu'il ne s'empare de cela aussi, lui qui ose tout - mais peut-être ceux-là sont-ils moins honorables parce qu'à prononcer [leurs] noms sont difficiles... - j'ai envie aujourd'hui d'évoquer Missak Manouchian et ses vingt-deux compagnons du groupe Manouchian, vingt et trois étrangers et nos frères pourtant, vingt et trois qui [crièrent] la France en s’abattant. L'envie de donner à lire ici la dernière lettre de Missak Manouchian, écrite à sa femme quelques heures avant de mourir, fusillé au Mont-Valérien, le 19 février 1944 :




Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Missak ManouchianDans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Michel.

P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.



Et comment alors ne pas relire le poème magnifique qu'écrira quelques années plus tard Louis Aragon, hommage rendu aux 23 résistants du groupe Manouchian en 1955, Strophes pour se souvenir et mises en musique par Lèo Ferré en 1959, sous le titre L'Affiche rouge :


Strophes pour se souvenir / L’Affiche Rouge

Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes

Ni l’orgue ni la prière aux agonisants

Onze ans déjà que cela passe vite onze ans

Vous vous étiez servis simplement de vos armes

La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes

Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants

L’affiche qui semblait une tache de sang

Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles

Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence

Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant

Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants

Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre

A la fin février pour vos derniers moments

Et c’est alors que l’un de vous dit calmement

Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre

Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses

Adieu la vie adieu la lumière et le vent

Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent

Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses

Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline

Que la nature est belle et que le coeur me fend

La justice viendra sur nos pas triomphants

Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline

Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent

Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps

Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant

Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir

Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

Louis Aragon.
Chanson interprétée par Léo Ferré.


L'affiche rouge


Hommage à Missak Manouchian





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Humour et Adolescence



Le cerveau adolescent est-il inapte à l'humour ?

dark refugeIl y a peu, j'avais confié sur ce blog l'agacement que je ressentais à l'écoute répétée des interminables gammes que ma fille tire péniblement de la flûte à bec qu'on semble lui avoir greffée au bout des lèvres depuis qu'elle a fait son entrée en sixième. Le post s'intitulait "Flûte à bec : Parents en danger". De fait l'idée m'était alors venu de mettre en ligne une pétition visant à autoriser les parents, par mesure de sauvegarde, à pousser par la fenêtre - sans limite d'étages - un enfant qui abuserait du dit instrument sous prétexte de faire ses devoirs... Bref, j'avais tenté de traiter le mal - mon agacement - par une tentative humoristique - humour probablement de mauvais goût, mais c'est comme ça que je l'aime.

Or il se trouve que le sujet a suscité un débat tout à fait sérieux sur le forum du site Dark Refuge, site qui se présente comme "une Web-communauté orientée Gothique - Metal - Vampire - Fantastique", où l'on parle de satanisme, de démons et d'anges, de piercing et de tatouages tribals... Un site de jeunes gens passionnés, en somme, et sur lequel la seule chose qui me surprenne est que l'on puisse y débattre longuement, et uniquement au premier degré, d'une pétition pour l'interdiction de la flûte à bec - sujet lancé par Wulf, Antédiluvien...

Outre l'incongruité apparente d'un tel débat sur un tel forum, je me déclare surpris qu'au long de leur discussion aucun d'entre ces jeunes et aimables gothiques n'a émis l'hypothèse que la pétition en question était peut-être à prendre au second degré, que ce ne serait juste qu'une blague pas drôle. Et j'en conclus que, soit les ados sont totalement dépourvus d'humour, soit leur cerveau est tellement différents de celui des autres êtres humains que l'humour des uns est totalement hors de portée de celui des autres... A moins qu'en réalité, ultime explication de leur comportement étrange, ils nous prennent vraiment pour des cons - ce en quoi, en ce qui me concerne, on ne pourrait leur donner tout à fait tort.


Humour et Adolescence





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Flûte à bec : Parents en danger !



non à la flûte à bec

Manifeste pour la suppression de l'enseignement
de la flûte à bec en classe de 6ème

Apprendre la musique, soit.

D'accord aussi pour acheter une flûte à bec plutôt qu'un piano ou un trombone à coulisse

Mais pourquoi nos petits chérubins préadolescisants devraient-ils ramener du travail à la maison ?

Les professeurs de musique ne se rendent pas compte du calvaire quotidien vécu par des parents contraints de subir chaque soir, et à longueur de week-end, la litanie dissonante d'une flûte à bec plutôt hésitante :

Ceci est un appel à l'aide : Soutenez-nous ! Signez la pétition pour la reconnaissance du droit des parents à gifler un enfant qui joue de la flûte à bec.


Flûte à bec : Parents en danger !






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La Turquie, le génocide arménien et les députés français



De quoi j'me mêle ?

Les députés français ont voté une loi pénalisant la négation du génocide arménien.

La première question qui vient à l'esprit est : pourquoi aujourd'hui ce besoin de légiférer ? A-t-on récemment entendu en France des gens clamer que le génocide arménien n'avait pas eu lieu ? Assiste-t-on en France à un débat acharné autour de cette question ? Combien même d'historiens français travaillent-ils sur cette période de l'histoire turque et arménienne ? Et, parmi ceux-là, combien nient la réalité du génocide ? Peu. Aucun ? Pourquoi alors cette soudaine nécessité de légiférer ?

Faire la leçon à la Turquie ? Rassurer la communauté arménienne de France ? Est-ce bien là le rôle de la représentation nationale ? On pourrai tout aussi bien faire une loi pénalisant la légitimation de l'intervention américaine en Irak, afin de faire la leçon aux Etats Unis d'Amérique et rassurer la communauté irakienne de France. Et une autre qui pénaliserait la négation de l'attentat terroriste du 11 septembre 2001 sur le World Trade Center, pour faire la leçon à Al Quaïda. On pourrait voter la pénalisation du soutien à l'autorité palestinienne et ses chefs terroristes, pour faire la leçon au Hamas et soutenir la communauté juive de France... ou le soutien à l'Etat Israélien et sa politique d'occupation des territoires palestiniens et d'oppression du peuple palestinien - une bonne leçon pour Israel, non ?

Ou bien, ne faudrait-il pas mieux que la France se garde un peu de son côté donneuse de leçon, laisse chaque Etat et chaque peuple faire le chemin de sa propre histoire et de ses propres errements, et se préoccupe davantage de balayer devant sa porte, regarder les grosses poutres qu'elle a dans son oeil historique. Et à ce propos je suggérerais bien à la Turquie de voter une loi condamnant la négation d'une France qui a largement et activement collaboré avec l'autorité nazie, prenant toute sa part, durant la seconde guerre mondiale, dans la déportation et le processus d'extermination des juifs français ; cette France qui aujourd'hui encore se plaît surtout à glorifier sa minorité résistante, a mis longtemps avant de reconnaître la responsabilité prise par l'Etat français installé à Vichy, et se garde surtout d'incriminer le comportement peu glorieux de son peuple, soumis, passif et à l'occasion collaborateur.

On justifie cette loi sur le génocide arménien en faisant le parallèle avec le négationisme qui vise le génocide juif commis par l'Allemagne Hitlérienne et ses alliés - dont la France, donc. Mais c'est là feindre d'oublier que ce qui rend condamnable ce négationisme-là n'est pas dans la négation historique elle-même, mais bien dans sa dimension antisémite : afin que le juif soit coupable, il est nécessaire de lui retirer son image de victime. C'est le juif, ennemi sournois et menaçant, qui est visé par ce négationisme-là et qui en fait sa spécificité, assimilable à l'antisémitisme, donc au racisme, ce qui de fait le rend condamnable au regard de la loi française, comme l'est toute apologie du racisme ou de l'antisémitisme.

On ne peut en aucun cas prétendre que la négation du génocide arménien, aussi blessante puisse-t-elle être pour le peuple arménien, viserait à stigmatiser ce peuple. La négation de ce génocide-mà est essentiellement la difficulté d'un Etat à se retourner sur son histoire et à l'assumer. Difficulté sur laquelle, pour bien la connaître, la France devrait se garder un peu plus de se faire donneuse de leçon. Elle y gagnerait en sens de la décence.

La loi française - et c'est tout à son honneur - condamne l'apologie du racisme, de l'antisémitisme, ou de l'homophobie. C'est à ce titre que la négation de la Shoah fait en droit français l'objet de sanctions pénales. restons-en là et ne dérivons pas vers la pénalisation de toute négation historique en tant que telle, au risque d'atteindre gravement à la liberté d'expression. Il doit être possible en France de nier que Jean Moulin fût un grand résistant, que le général de Gaulle fût un libérateur, que l'on coupât la tête à Louis XVI, que Jeanne d'Arc fût pucelle ou qu'un vase fut cassé à Soisson. Je veux, pour ma part, pouvoir continuer à clamer haut et fort que jamais Zidane n'a mis un coup de tête à Materazzi, un soir de finale de coupe du monde, en l'an de grâce 2006, quand l'équipe de France fut sacré pour la seconde fois championne du monde de football...


La Turquie, le génocide arménien et les députés français





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Zidane, un héros de légende



Zidane, le légendaire

zinedinezidaneZidane est grand

Zidane ne met pas un coup de boule dans les vestiaires et loin des caméras

Zidane met un coup de boule quand il y a coup de boule à mettre

Zidane est droit

Zidane est pur

Zidane est grand jusque dans le pétage de plomb

Zidane est magique

Zidane est mythique

Zidane est tragique

Zidane est épique

Zidane est éternel

Zidane est comme Mitterrand, un personnage de roman, sublime jusque dans sa part d'ombre

Il ne s'agit pas d'aimer ou de ne pas aimer Zidane

Il s'agit de s'agenouiller devant Zidane et le vénérer

Zidane est une idole

L'Italie a gagné la coupe du monde ?

Quelle coupe du monde ?

Il n'y a pas eu de coupe du monde !

Juste le jubilé de Zidane, sa dernière épopée

Juste la mise à mort du héros par lui-même

Zidane c'est Molière qui meurt sur scène

Zidane c'est le Christ qui plante lui-même les clous

Zidane c'est Achille aux pieds légers et le vieux Ulysse réunis en un même personnage

Zidane... c'est Zidane


Zidane, un héros de légende





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Culte de l'enfance



On dit le petit Gregory ou la petite Anne-Sophie, le petit Michel ou la petite Jennifer. On ne dit jamais le gros Léon, la grande Sylvie ou la vieille Simone.


avoodware

et son foutware


Culte de l'enfance





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Appel du Réseau Education Sans Frontières

logo RESF

Pétition nationale : NOUS LES PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION !

Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront.

Lire les explications et le texte de la pétition sur le site du Réseau Education Sans Frontière.


Appel du Réseau Education Sans Frontières



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Sarkosy, l'Amour et la France (en cours de rédaction)



Hier, Nicolas Sarkosy a proclamé : "On en a plus qu'assez d'avoir en permanence le sentiment de s'excuser d'être français. On ne peut pas changer ses lois, ses coutumes parce qu'elles ne plaisent pas à une infime minorité. Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter"

Passons rapidement sur cette drague éhontée des électeurs d'extrême droite en empruntant sur ces thèmes, la ficelle est bien grosse et manque dramatiquement de subtilité, et interrogeons-nous sur ce que cela signifie, aimer ou ne pas aimer la France.

La France, de quoi parle-t-on ? On n'imagine pas que Sarkosy rendait là et seulement un hommage bucolique à la sublime diversité de nos paysages. Alors de quoi parlait-il ? De la grandeur de la France, ce qu'elle a représenté dans l'Histoire des Nations ? La France des Lumières et de la Révolution, terre d'accueil et d'universalité, patrie des Droits de l'Homme : certes, on peut aimer cette France-là, et aussi s'interroger sur ce qu'il reste aujourd'hui de ce lustre d'antan que nous avons coutume d'observer avec une tendre et impardonnable complaisance, oubliant allègrement la part d'ombre : la France de la terreur, la France esclavagiste, la France de Pétain et de Laval, la France antisémite, la France colonialiste, la France raciste et repliée sur elle-même.

Et aujourd'hui, est-elle tellement aimable, la France ? La France, c'est aussi ce pays qui vote à 20% pour l'extrême droite, ce pays qui parque ses immigrés, et les enfants de ses immigrés, et les enfants de leurs enfants, en périphérie des grandes villes, ce pays dans lequel il est si difficile de trouver un travail et un logement lorsque l'on a des origines africaines un peu trop marquées, ce pays qui en vérité exclut bien plus qu'il n'accueille, ce pays qui a peur de sa diversité c'est-à-dire de son propre reflet. Aimer la France ou la quitter ? Il y a peut-être une alternative : aimer la part de lumière et rejeter la part d'ombre, aimer suffisamment l'une pour ne pas passer l'autre sous silence, vivre à l'endroit où l'on se trouve et vouloir tenter de changer les choses, remettre un peu la France sur un chemin qui ressemblerait davantage à ce à quoi elle prétend, tolérance et générosité, liberté et fraternité, égalité et justice.

Aimer la France, en vérité je ne sais pas bien ce que cela peut signifier, sinon dire justement qu'elle ne serait pas diverse et multiforme, dans sa population comme dans ses lois et ses coutumes, ses croyances et ses traditions, dire qu'elle ne serait pas en évolution constante mais figée à jamais sur ce reflet d'elle-même qu'elle aime tant, cette France bien catholique, bien blanche et bien sûre d'elle-même et de son rayonnement. Et ainsi, proclamer son amour de la France et de ce qu'elle a toujours été - de ce qu'on voudrait qu'elle ait toujours été - revient en réalité à proclamer que l'on n'aime pas ce qu'elle devient, ou du moins que l'on en a peur.

Où l'on comprend donc qu'un petit bonhomme nous faisait simplement l'aveu de son indécrottable conservatisme, terreau de toutes les crispations qu'on lui connait. Ce qui conduit directement à cette question : Aimerions-nous la France de Nicolas Sarkosy ?


Sarkosy, l'Amour et la France





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prophète et carricature (épisode 3)



autodérision : la meilleure réponse

Le journal iranien Hamshahri a lancé un concours de caricatures sur la Shoah, en réponse aux caricatures de Mahomet parues dans le journal danois Jyllands-Posten, puis relayées par d'autres journaux en Europe (à noter qu'aux Etas-Unis, où certains apparemment on pris l'habitude de vivre avec la peur de leurs propres démons, les caricatures sont au mieux reproduites avec un "floutage", comme pour une image pornographique...).

Deux israëliens, Eyal Zusman et Amitaï Sandarovich, se sont rapidement dits intéressés par un tel concours et ont appelé les caricaturistes israéliens à y participer, au motif que les juifs seraient insurpassables dans l'art de la caricature antisémite. On pourra se faire une idée sur cette appréciation sur le blog Israeli anti-semitic cartoons contest

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Dernier épisode en date, cette semaine, dans le courrier International, Art Spiegelman, auteur de la sublime BD MAUS, a décidé d'y aller de son propre trait... avec à mon avis une certaine réussite :

caricature antisémite, par Art Spiegelman, dans Courrier International
traduction libre : "Ha ! Ha ! Ha ! Ce qui est vraiment marrant, c'est que rien de tout ceci n'est en train de se produire !"

Prophète et carricature (épisode 3)





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prophète et caricature (épisode 2)



Jesus will survive !


prophète et caricature (épisode 2)





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caricature et préjugé



Caricature : Dieu ou son prophète ?

La caricature c'est lorsque l'on grossit le trait, à dessein, pour mettre en évidence la partie qui se dissimule dans le tout. et c'est une forme du commentaire qui a du sens.

Le problème survient lorsque la caricature rejoint le préjugé, lorsque le tout est réduit à une partie de lui-même, ou au fantasme de cette partie : le juif est un être fourbe avec un grand nez crochu, le noir est bruyant et sent mauvais, l'arabe est voleur et violent, l'asiatique est nombreux... Lorsque la caricature a ainsi pénétré les esprits, véhiculant son cortège de préjugés nauséabonds, le caricaturiste est contraint de se taire ou de changer la forme de son discours. On n'aboie pas avec les chiens.

C'est que la caricature est autant l'arme des rieurs et des démocrates que celle des racistes et des fanatiques. Si ce n'était fait avant, on l'aurait compris depuis le 11 septembre 2001, certains trouvent intérêt à ce que le monde se divise en deux camps, deux civilisations que tout opposeraient, un intérêt à ce que soit dit, répété et prouvé que l'arabe est musulman et le musulman est arabe, que le musulman est terroriste et le terroriste est musulman, que le juif est sioniste et le sioniste est juif, que l'occidental est chrétien et le chrétien est occidental. et que le juif et le chrétien sont alliés contre le musulman. Et qu'avant cela, le juif, le chrétien et le musulman sont alliés contre le laïque blasphémateur qui conteste à Dieu la suprématie de ces lois.

Ils voudraient caricaturer le monde, le réduire à ces traits épais et grossiers qui semblent nous différencier, et nous dépouiller de notre humanité qui nous est commune. Ce sont eux les caricaturistes, ceux qui enferment les hommes en eux-mêmes en les réduisant à leur caricature, en ne leur laissant jamais le choix d'être simplement eux-mêmes là où ils sont, des hommes avec leurs origines et leurs croyances mais qui vivent aussi ici et maintenant, libres ensemble plutôt qu'enfermés dans une communauté que leur imposerait leur naissance. Leur message est clair : toi, l'arabe, où que tu vives dans le monde, tu es enfant d'Islam et soldat de Mahomet ; toi, le blanc, où que tu vives dans ce monde, tu es le blasphémateur et l'oppresseur ; toi, le juif... Et chaque fois qu'une bombe occidentale explose ou qu'un otage est égorgé devant les caméras ou qu'un acte terroriste est commis ou qu'un crime raciste est commis ou qu'une ambassade est brûlée ou qu'un préjugé racial et discriminatoire est véhiculé, c'est ce message qui est lancé, répété, relayé, amplifié... et ce même enfermement des hommes qui se poursuit, l'enfermement des hommes dans leurs églises.

Alors, oui, les hommes devraient toujours sortir de leurs églises, sortir et être au grand air, et y éventuellement pratiquer leur foi, sous le seul regard de Dieu, ne jamais laisser à d'autres hommes le pouvoir de diriger leurs consciences et s'immiscer dans leurs convictions, qu'elles soient religieuses, morales, politiques ou éthiques. Il n'y a pas en effet de plus grands caricaturistes que les hommes d'église, et c'est de Dieu lui-même dont ils font la caricature. Ce qui amène tout naturellement à cette question, donc : vaut-il mieux caricaturer Dieu ou son prophète ?

Dit autrement, si j'ai le plus grand respect pour Dieu, c'est-à dire pour les croyants et leurs croyances, je ne me sens pas tenu au respect des églises, c'est-à-dire ces lieux de pouvoir où pullulent les prêcheurs et les censeurs, ces hommes qui au nom de Dieu prétendent diriger les consciences d'autres hommes, les guider sur les chemins de l'amour et de la haine - ceux de la haine, le plus souvent.


caricature et préjugé





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Solidarité Sarkosy

sos_sarko





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discrimination positive...



Mieux vaut Tahar que Djamel !





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Quand la République pisse au karcher sur la Nation



(couplet)
quand la France chie du mépris et de l'exclusion
quand elle vomit sa peur dans les ghettos
c'est Sarkosy qui tire la chasse
c'est Sarkosy qui tire la chasse d'eau
quand la République pisse au karcher sur la Nation
quand elle dégueule sa haine du bicot
c'est Sarkosy qui tire la chasse
c'est Sarkosy qui tire la chasse d'eau

(refrain)
c'est pas la peine d'avoir Le Pen
y a Sarko qui fait tout le boulot
c'est pas la peine d'avoir le gros Jean-Marie
grimpé sur son dos y a le p'tit Sarkosy



"La  France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser, comme une salope il faut la traiter, mec! Je pisse sur Napoléon et le Général de Gaulle... La France est une mère indigne qui a abandonné ses fils sur le trottoir sans même leur faire un signe" (Monsieur R.)

"Les marches militaires, ça m'déglingue. Et votr'République, moi j'la  tringle. Mais bordel ! Où c'est que j'ai mis mon flingue" (Renaud)


Quand la République pisse au karcher sur la Nation





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