Tour de France 2009, Lance Armstrong, dopage et abandon



Lance Armstrong nuCette année, le Tour de France démarre depuis Monaco, autant dire "à la maison" pour nombre de coureurs parmi les plus soucieux d'une optimisation fiscale de leurs gains.

Depuis Lance Armstrong et ses sept victoires consécutives les doigts dans le nez, qui avaient déjà fait perdre une bonne part de son intérêt à la course, le Tour n'est plus ce qu'il fut et on s'y ennuie ferme. C'est désormais à peine si on est réveillé par la dernière affaire de dopage. Ce n'est d'ailleurs plus le premier arrivé qui gagne mais le dernier à se faire prendre. Je suis d'ailleurs bien incapable de vous citer les trois derniers vainqueurs de la grande boucle (Oscar Pereiro, Alberto Contador et Carlos Sastre - tiens, trois espagnols...).

Et cette année ce sera pareil. Sauf que Lance Armstrong revient. Sauf que plus personne ne se prive désormais d'affirmer que " Bien sûr qu'Armstrong se dope ! " Avant on disait qu'il luttait contre son cancer des testicules (je ne dis pas "couilles" afin d'éviter que d'étranges personnages ne viennent encore se perdre sur ce blog). Avant on disait qu'il gagnait les doigts dans le nez alors qu'il l'emportait une aiguille plantée dans le bras.

Mais il n'a jamais été contrôlé positif, Lance Armstrong. Et pourtant il a été maintes fois contrôlé - c'est d'ailleurs lui-même qui en fait l'annonce dans son twitter à ses près de 1 250 000 followers - excusez du peu ! D'ailleurs on s'en fout et Coluche n'était pas loin de la vérité quand il disait que sans dopage, pour que le peloton arrive sur les Champs Elysées avant la fin juillet, les organisateurs serainet dans l'obligation de le faire partir après Noël - ce qui serait un problème puisqu'il y a déjà le Dakar.

Dans la très intéressante interview que j'ai mise en lien ci-dessus, on peut entre autres choses lire ceci qui se passe de tout commentaire :

« Les vingt premiers dans les cols «roulent à l'oxygène»: l'EPO, les transfusions autologues. Ensuite il y a ceux qui utilisent des produits borderline comme l'Actovegin, le Neoton qui est une créatine injectable. Dans la troisième, on retrouve ceux qui courent avec des AUT (Autorisation à usage thérapeutique, Ndlr), autorisations pour tricher selon moi. Ce sont des dopés autorisés... Enfin, il y a ceux qui ne prennent rien et ce sont les moins nombreux. »

Soit. Et Lance Armstrong revient. C'est pratique parce que du coup il est possible pour un non spécialiste de citer le nom d'un coureur. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il revient : pour le coup médiatique que cela représente, et les pépettes qui vont avec et dont le partage s'est organisé entre lui-même et les organisateurs. On n'en parlera donc pas, on parlera de tout sauf de cela, de sa victoire sur le cancer, de ses sept victoires dans le Tour, des soupçons de dopage, de son come-back, et même de ses confidences sur Twitter, et donc on évitera la seule et unique question qui pourtant se pose : A quel moment Lance Armstrong jugerera-t-il opportun d'abandonner ?

Je prends les paris. Il est très probable qu'il parvienne à donner le change lors du contre-la-montre à Monaco. Ensuite, il se tiendra tranquille dans la plaine. Il passera les Pyrénées, mais pas aux avant-postes. Loin au classement, il se retrouver plus libre et tentera un coup, probablement en moyenne montagne. Par exemple dans la treizième étape, entre Vittel et Colmar. Puis dans les Alpes, ou juste avant, je vous le dis, Lance Armstrong abandonne.

Mais peut-être certains d'entre vous feront d'autres pronostics. Il en est même peut-être pour s'imaginer qu'il ira gagner son huitième Tour de France. N'hésitez pas à le dire dans les commentaires - je vous l'ai dit, je tien les paris...



Source : Lance Armstrong, dopage et abandon




De la juste rémunération du bloggeur



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Fous rires à pleurer



Que reste-t-il de nous ?

C'est à pleurer.

Tant de larmes que nous devrions verser sur nous-mêmes, que nous serions fous de ne pas a minima en rire.

Nous sommes fous devenus. C'est à pleurer.





Source : Fous rires à pleurer




Twitter et remaniement ministériel



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La mort de Petit Scarabée



Aujourd'hui, David Carradine est mort. Il avait 73 ans et de 1972 à 1975 avait interprété Kwai Chang Caine dans la série Kung Fu. En 2003, Quentin Tarrantino l'a fait sortir d'une ombre de trente années que son talent ne justifiait pas en lui offrant le rôle de Bill dans Kill Bill.

Aujourd'hui, David Carradine s'est donné la mort à Bangkok. Bill has been killed.





Source : La mort de Petit Scarabée




De la relativité d'une catastrophe aérienne



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Il suffira d'un signe



Un homme. La cravate autour de son cou. Solitude et vague à l'âme. Mélancolie. Tristesse. Jusqu'à ce qu'un beau jour...




Signs sur Koreus


Signs est un court-métrage réalisé par Patrick Hughes, dans le cadre du Schweppes Short Film Festival

Merci à JeandelaXR pour la découverte de ce petit bijou.



Source : Il suffira d'un signe




Djian ou le roman surimi



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XXXXX est une couille molle



La Guerre des boutonsCe matin, je me suis levé en me disant que j'allais me faire XXXXX pour mon petit-déjeuner. Faut dire que j'étais un peu énervé. Inutile de dire pourquoi, ce n'est plus d'actualité. C'est con parce que j'avais trouvé un titre de billet qui me plaisait. Je crois que je vais au moins garder le titre.

J'ai renoncé à me faire le petit plaisir de croquer du XXXXX quand j'ai réalisé que lui et YYYYY semblaient très potes. Or il me semble que YYYYY est un garçon tout à fait sympathique. Il n'y a, me suis-je dit à l'oreille et dans un accès rare d'humilité, aucune raison pour que la mauvaise opinion que j'ai de XXXXX ne soit pas aussi mal placée (ai-je la faiblesse de croire et sans humilité aucune) que l'animosité dont XXXXX - cette couille molle - fait preuve à mon égard.

Raisonnement un peu tordu s'il en est, puisqu'il peut également conduire à s'interroger sur les raisons qui me rendent tant sympathique cet YYYYY, lequel après tout pourrait bien faire la paire avec son ami XXXXX.

C'est que le blogage devient une activité très particulière dès lors qu'on cesse de la pratiquer en solitaire. On est amené à faire des rencontres, à échanger sur tout un tas de vrais sujets avec tout un tas de vrais gens, jusqu'à parfois développer une certaine forme d'intimité avec certains - ou certaines. Et s'il est parfaitement aberrant de qualifier de virtuelles de telles rencontres, il y manque quelque chose d'essentiel qui permettrait d'aller jusqu'à prétendre qu'elles seraient tout à fait réelles.

Chacun aura sa propre opinion quant à ce qu'il y manque. Je dirais que pour ce qui me concerne, il s'agit du regard et du sourire. On ne connaît jamais vraiment quelqu'un tant qu'on n'a pas eu l'occasion de le regarder dans les yeux et d'échanger avec lui un sourire, fut-il factice ou de convenance. Un visage - c'est-à-dire l'expression d'un regard et la faculté de sourire - en proclame davantage à propos d'une personne que tous les mots qu'on pourra jamais échanger avec elle. Du moins est-ce mon sentiment.

Mais cette absence est tout autant une richesse qui fait tout le sel de ces rencontres entre blogueurs, leur spécificité. Aussi ai-je jusqu'à présent pris grand soin d'éviter toute perméabilité entre deux mondes qui forment en moi comme deux réalités différentes. C'est pourquoi je promène mon petit navire sur la grande Touale drapé dans un pseudo. Non pas qu'il me rendrait anonyme - il est aisé à qui veut savoir d'apprendre que dedalus (sans majuscule) est Laurent Mann. Mais, au contraire, le pseudonyme me binonymise (osons ce néologisme) : un nom différent pour chacune de mes réalités. C'est pourquoi, aussi, je me suis systématiquement refusé à participer aux petites sauteries entre bloggeurs - en outre, il m'a toujours semblé qu'il s'agissait essentiellement d'assemblées d'hommes (du moins très majoritairement) et il se trouve (je vous dis tout) que j'ai beaucoup de mal à supporter les ambiances viriles.

Il reste donc que je ne connais pas XXXXX - cette couille molle. Bien sûr, de même qu'il arrive que deux personnes qui se sont rencontrées sur l'internette finissent par copuler - et certaines poussent le vice jusqu'à faire ça devant leur maire -, il se pourrait parfaitement que rencontrant XXXXX dans un bar j'en vienne à lui mettre un coup de boule - mais je vous l'ai dit, je déteste les ambiances viriles. Je ne peux néanmoins tout à fait exclure que YYYYY ait en vérité très judicieusement placé son amitié et que nous en venions tous ensemble à joyeusement nous taper virilement dans le dos en jouant à celui qui pissera le plus loin.

C'est pourquoi, chers lecteurs et chères lectrices, plutôt que de donner dans le règlement de compte imbécile, il m'est venu que c'était là très certainement l'occasion d'en terminer avec tout ça et de retrouver un temps de cerveau disponible qui me permettra de me consacrer avec peut-être plus d'efficacité à mon propre nombril - comme Ségolène R, en somme.



Nicolas J, qui est un expert en blogage, m'a récemment conseillé de n'être jamais avare en liens, parce que la logique de l'internette était de créer des passerelles et de former des réseaux. Je lui ai répondu que j'oubliais toujours.



Annexe, à toutes fins utiles : Couilles molles est l'insulte qui déclencha la guerre des boutons, dans le roman éponyme. Une insulte qui est reçue par les enfants comme une déclaration de guerre pour la simple raison que ne la comprenant elle leur apparaît comme d'une extrême gravité. Cons, andouilles, voleurs, cochons, pourris, crevés, merdeux pouvaient passer encore, pas couilles molles.

Les guéguerres sur l'internette sont souvent du même ordre en ce qu'elles reposent sur un autre fantasmé dont on est enclin à se méfier, à supposer qu'il nous veut du mal. Paranoïa ordinaire dont quelques réactions à ce billet sont une illustration supplémentaire. Paranoïa ordinaire qui m'avait dans un premier temps conduit à sur-réagir, avant de me reprendre et de réorienter mon billet.

D'où le titre et ce couille molle que je reprends comme un gimmick appuyé.

L’aîné des Gibus, qu’on appelait par contraction Grangibus pour le distinguer du P’tit Gibus ou Tigibus son cadet, parla ainsi :

– Voilà ! Quand nous sommes arrivés, mon frère et moi, au contour des Menelots, les Velrans se sont dressés tout d’un coup près de la marnière à Jean-Baptiste. Ils se sont mis à gueuler comme des veaux, à nous foutre des pierres et à nous montrer des triques. Ils nous ont traités de cons, d’andouilles, de voleurs, de cochons, de pourris, de crevés, de merdeux, de couilles molles, de…

– De couilles molles, reprit Lebrac, le front plissé, et qu’est-ce que tu leur z’y as redit là-dessus ?

– Là-dessus on « s’a ensauvé », mon frère et moi, puisque nous n’étions pas en nombre, tandis qu’eusses, ils étaient au moins tienze et qu’ils nous auraient sûrement foutu la pile.

– Ils vous ont traités de couilles molles ! scanda le gros Camus, visiblement choqué, blessé et furieux de cette appellation qui les atteignait tous, car les deux Gibus, c’était sûr, n’avaient été attaqués et insultés que parce qu’ils appartenaient à la commune et à l’école de Longeverne.

– Voilà, reprit Grangibus, je vous dis maintenant, moi, que si nous ne sommes pas des andouilles, des jeanfoutres et des lâches, on leur z’y fera voir si on en est des couilles molles.

– D’abord, qu’est-ce que c’est t’y que ça, des couilles molles ? fit Tintin.

La Crique réfléchissait.

– Couille molle !… Des couilles, on sait bien ce que c’est, pardine, puisque tout le monde en a, même le Miraut de Lisée, et qu’elles ressemblent à des marrons sans bogue, mais couille molle !… couille molle !…

– Sûrement que ça veut dire qu’on est des pas grand-chose, coupa Tigibus, puisque hier soir, en rigolant avec Narcisse, not’meunier, je l’ai appelé couille molle comme ça, pour voir, et mon père, que j’avais pas vu et qui passait justement, sans rien me dire, m’a foutu aussitôt une bonne paire de claques. Alors…

L’argument était péremptoire et chacun le sentit.


Extrait de La Guerre des boutons, Louis Pergaud



Source : XXXXX est une couille molle




H & M



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Obamania



Obama sex toy

Sans commentaire



Source : Obamania




Barack Obama, un américain à la Maison Blanche



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Soeur Emmanuelle : Cent ans moins le quart



décès de Soeur Emmanuelle

Soeur Emmanuelle est morte, ce lundi 20 octobre.

Elle aurait eu cent ans le 16 novembre 2008.

Dans moins de 30 jours !

C'est ballot.





Ce billet est une chaîne initiée sur Twitter par Nicolas, prince des blogs :



Source : Soeur Emmanuelle : Cent ans moins le quart




Siffler la Marseillaise n'est pas insulter la France



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Coup de vieux



Je savais que ça allait arriver. Ce jour où pour signifier que c'était il y a longtemps, des plus jeunes que moi diraient... Mais attendez, je vous raconte, ça vient d'arriver. Cela vient de m'arriver !

Un reportage à la radio, autour du trentième anniversaire de la mort de Jacques Brel. La journaliste interroge des enfants. Vous savez qui est Jacques Brel ? Vous connaissez ses chansons ? Et un sale petit morveux de répondre : « Jacques Brel ? Mais c'était au vingtième siècle ! »

Eh, les gniards, vous savez quoi ? Au vingtième siècle, on chantait ça :





Or moi, voyez, je suis peut-être con mais je ne suis pas un bourgeois (bobo à la limite, mais pas bourgeois). Sûr donc, mes cochons, qu'un bon nombre d'entre vous seront vieux avant moi !


en plus, quand cette magnifique chanson a été écrite, en 1964, j'étais même pas né...



Source : Coup de vieux




AC-DC, nouvel album et Bon Scott

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Blogs de filles (nues)



Olympe de GougesJe viens de lire un article étrange, intitulé Pourquoi si peu de femmes dans la blogosphère ?

La première chose qui m'a intrigué est que l'auteur, qui en l'occurrence est une auteur, et pas une "auteure" et encore moins une "auteuse" !, débute ainsi :

Un blogueur sur deux serait une femme.
Ce n’est pas l’impression que donnent les classements des blogs influents.

D'abord, moi j'aurais écrit : Un blogueur sur deux serait une blogueuse. Ça me semble plus équilibré comme formulation, moins conforme à un machisme millénaire et que révèle cruellement la langue française. Mais bon je ne suis pas une femme, je ne vais pas chipoter...

Non, ce qui m'a intrigué en premier lieu est que, si un blog sur deux est tenu par une femme, pourquoi titrer sur l'absence de femmes dans la blogosphère ?

Aussi, supposant qu'il y avait là une charmante subtilité qui m'avait échappée, ai-je porté une attention plus soutenue aux développements de l'article - parce qu'au début je lisais ça d'un oeil distrait comme je le fais toujours pour les trucs de filles écrits pour les filles (j'ai toujours préféré Henry James à Edith Wharton).

J'ai alors compris que le problème qui était discuté n'était pas tant le manque de filles dans la blogosphère, ni même le fait qu'elles seraient moins lues, que le fait qu'elles n'apparaissent pas, ou si peu, dans le classement Wikio... dont tout le monde sait par ailleurs qu'il ne signifie pas grand-chose puisqu'il repose en réalité essentiellement sur la capacité des blogs classés à faire du copinage par un échange réciproque et soutenu, souvent abusif, de liens.

On pourrait en déduire que l'absence des blogs de filles dans ledit classement n'a aucune importance, puisque le classement wikio ne signifie pas grand-chose, et en particulier ne donne que peu d'indications sur une supposée influence, concept éminemment pompeux et flou. Trouver là aussi, peut-être, une preuve supplémentaire que le concept de bande de potes est assez spécifiquement un mode de fonctionnement masculin - les filles préférant se crêper le chignon en poussant des petits cris. Voire, et à la limite, on pourrait parier sur une sur-représentation de la communauté gay dans le classement wikio, mais alors il faudrait procéder à un comptage hasardeux que la déontologie et la jurisprudence Edvige ne nous autorise pas à faire...

Pourtant, tel n'est pas le propos de l'article, lequel préfère pérorer autour d'une théorie fumeuse auquel je n'ai pas compris grand chose (mais ma mère était blonde) selon laquelle tout petits déjà les garçons courent après des ballons... Je vous explique : l'idée est que si vous lancez un ballon en l'air dans une cour d'école, tous les garçons se précipiteront pour l'attraper tandis que les filles s'en désintéresseront comme de leur première petite culotte et préféreront continuer à parler chiffons ou tricot. Expérience dont il faudrait donc conclure, selon l'auteur de l'article et par ailleurs blogueuse féministe influente, que c'est la raison pour laquelle les filles ne jouent pas autant que les garçons à être wikio-influentes...

Oui, moi non plus je n'ai pas compris (ma mère, je vous dis !)... Et si par exemple on remplace le ballon tout gris tout moche, disons par une robe de princesse avec des strass, un flacon de parfum ou un tube de rouge à lèvres ?

Tenez, et si c'était un truc qui brille qu'on jetait au milieu de la cour de l'école, que croyez-vous qu'il arriverait ?

"Les femmes n'aiment pas les mêlées" nous expliquent la blogueuse, auteur talentueuse de l'article, laquelle se trouve par ailleurs dotée d'un extraordinaire sens de l'humour (je sais, je me raccroche aux branches) : n'a-t-elle donc jamais été présente à un mariage au moment crucial et attendu de toutes où la mariée heureuse lance au beau milieu d'une foule hystérique de célibataires son petit bouquet fleuri ?

Et l'arrivée des Beatles à l'aéroport de Londres après leur séjour en Amérique, ça vaut pas un bon vieux match de foot au stade du Heysel ?



A moins que n'y soit pour quelque chose le fait que 25% des requêtes mondiales sur internet soit lié au sexe ? Le mot-clé "filles nues", par exemple, intéressera vraisemblablement davantage les garçons et les orientera tout aussi vraisemblablement davantage vers des blogs de garçons, lesquels ne rechignent pas à l'occasion à jouer de l'effet d'aubaine, parait-il.



Source : Blogs de filles (nues)




Flirt en spam et plus si affinités

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Flirt en spam et plus si affinités



Gustave Courbet - Femme à la vagueCe matin, j'ai reçu une lettre très émouvante. Elle émane d'une jeune femme très belle que je ne connais pas et qui a oublié de joindre une photo d'elle toute nue. Grand romantique, je suis convaincu que ces quelques mots naïfs et sincères qu'elle m'adresse sont les prémices d'une grande et belle histoire d'amour.

J'ai souhaité vous faire partager ce moment rare d'un flirt innocent et en lequel déjà, et néanmoins, on soupçonne les déchaînements furieux d'une passion qui saura m'arracher bientôt à ma petite vie monotone de pépère de famille, cette vie triste et sans âme que je vis sans même réaliser combien elle est pitoyable :

Salut ! J'ai trouve votre profil sur Internet et et j'aimerais faire la connaissance avec vous , et je serais ravie si nous nous connaissons mieux, qu'est-ce que vous en pensez ?

Je vous ecris et j' espere que vous attirer l'attention a moi, je suis tres bonne et tendre, j'espere que je vous plairais.

Je viens de penser qu' on peut passer a "tu"?

Je vais attendre ta reponse. Je veux juste dire que si je ne peux pas acceder a ce site tu peux m'ecrire a mon adresse e-mail:  yuliyak52@yahoo.com

Je vous laisse son adresse afin que vous puissiez lui exprimer votre admiration. Il est possible même qu'elle ait déjà pensé à déposer une liste de mariage afin qu'il vous soit possible de contribuer à notre bonheur et à sa sensualité : matelas à eau, draps en soie rose, yacht et autres babioles. N'hésitez pas à la contacter et à vous réclamer de mes amis, vous serez accueillis comme tels. Comme elle l'écrit elle-même avec une pudeur touchante, elle est bonne.

Parmi des millions d'internautes, c'est vers moi que son coeur de vierge l'a portée. Vous comprendrez bien, j'en suis persuadé, que je ne saurai partager avec vous mes secrets de séduction, mais croyez bien aussi que ce billet n'a en rien pour motif le plaisir malsain qu'il y aurait à vouloir susciter en vous un vil sentiment de jalousie. Il ne s'agit pour moi que de déverser sur vos têtes et en vos coeurs une part de ce bonheur qui déborde du mien, que vous puissiez profiter vous aussi, un peu, de son irréel pureté. Elle m'en est encore douloureuse à cette heure où le choc de la surprise ne m'a pas tout à fait quitté.



Source : Flirt en spam et plus si affinités




Rachida, Nicolas et Carla font des bébés

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Embruns et effluves





Embruns et étronAprès Embruns et embrouilles, je remets ça parce que décidément, je m'amuse beaucoup avec ce garçon - bon, en même temps, c'est presque trop facile et je vais donc vite me lasser.

Donc, aujourd'hui, après avoir passer quelques heures à s'enorgueillir d'être attentif à la préservation de ce qu'il appelle "son écosystème" de tous ceux qui "le font chier" (je cite) parce qu'ils viennent taquiner sa Môjesté, l'ami Embruns n'a pas résisté et a consacré un billet (bon, je sais pas si c'est là bien le mot) à ces blogueurs qui (donc) "le font chier".

Alors, arriva bien entendu ce qui devait arriver : les qui font chier sa Môjesté Embruns sont venus faire chier sous le billet (non, sûr que c'est pas le mot !) de sa Môjesté Embruns qui donc parlait d'eux.

Moi, forcément, ça m'a inspiré le commentaire suivant - suis comme ça, je résiste pas à mes inspirations (ça m'épuise) :

Dites, laurent, vous ne seriez pas en train de refonder votre écosystème... à vous complaire ainsi à parler des personnes qui (je vous cite) "vous font chier", donc inévitablement à baigner et vous ébattre dans vos propres déjections.

"Embruns", je viens de comprendre : c'est une litote pour les "Effluves" d'un écosystème merdique...

C'est mignon tout plein.

Bon j'admets que "écosystème merdique" prête à confusion (si on ne veut pas faire l'effort nécessaire) et qu'il aurait été plus prècis (mais peut-être moins subtil) d'écrire "écosystème emmerdé". Cela dit, vous je sais pas, mais moi ça me fait rire - je sais, il faut pas dire qu'on se fait rire, c'est un poil prétentieux, mais voilà : ça me fait rire, moi ! (admettez que c'est déjà un beau résultat).

Bref, Embruns, lui, ça ne semble pas du tout l'avoir fait rire et, une fois encore, tout plein de rage, il a gribouillé très fort par dessus mon commentaire. Ce qui, forcément, m'a fait réagir (parce que j'aime bien pousser grand-mère dans les orties) :

C'est marrant, je me doutais que vous seriez inaccessible à ce genre d'humour. vous qui donnez si facilement dans la causticité, vous devenez étrangement très sérieux et très premier degré quand il s'agit de votre propre personne.

Détendez-vous, que diable ! ce ne sont là que joutes verbales sans conséquence - et que vous avez en l'occurrence vous-même initiées avec ce billet, admettez-le.

Détendez-vous, prenez un peu de hauteur et souffrez donc qu'on vous taquine un brin.

Non ?

Bon, jusque là ça va, il n'a pas encore joué les gribouilleuses. Mais c'est peut-être parce qu'il en est, à cette heure où j'écris (tard, trop tard!), à justifier des insinuations d'incitation à la pédophilie visant ces mêmes (toujours) "qui le font chier"...

... tiens tiens, c'est étrange, mais ça devient tout à coup moins marrant. Non ? Voire ça commence à fleurer sacrément mauvais : de vraies effluves de merde, pour le coup.Vous ne sentez pas ? Vous voudriez sentir ? Ledit billet - non, j'ai enfin trouvé le mot qui convient : l'étron est à cette adresse (mais vraiment, c'est uniquement si le coeur vous en dit)...

 


Source : Embruns et effluves






J'ai été censuré chez Embruns

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Embruns et embrouilles



Toujours des hommes bâtissent des murs pour se protéger et, ce faisant, s'y enferment avec ceux qu'ils veulent reconnaître pour leurs semblables. Ces hommes-là, derrière leurs hauts murs, inaccessibles à tous ceux qui sont en dehors de leur petit monde docile et apprivoisé, sont désespérants.





Embruns a publié une petite heure avant la sortie du nouveau classement Wikio un billet façon vierge effarouchée accouplée au chevalier blanc qui se la pète... dans lequel il demande de ne plus figurer dans le classement Wikio.

Bruce Springsteen - the BossEmbruns a donc écrit sa petite bafouille :

"M. Wikio,
Merci de bien vouloir m’enlever dans les meilleurs délais de votre classement ridicule. Votre bousin ne m’apporte que des désagréments. Je n’ai pas besoin de plus de visibilité et je tiens à garder intact l’heureux écosystème qui gravite autour de mon carnet Web. Je ne tiens pas non plus à être intégré sans mon accord dans un outil qui manque tant de transparence sur ses tenants et aboutissants.
Je vous prie également, par la même occasion, de vous abstenir de republier publiquement la moindre portion de mon flux XML.
Meilleures salutations.
Laurent Gloaguen.
"

Lisant cela, je me suis quant à moi permis de dire, dans les commentaires du dit brillant billet, ce que j'en pense - tellement ça me semble encore plus con qu'orgueilleux, cette démarche :

"Bah alors ça comme requête, c'est totalement débile ! Ton blog est public, en parle qui veut, même ce cher M.Wikio. Hey, Embruns, c'est le oueb, tu te rappelles !
Tant que t'y es, je te suggère ce billet, ça marche aussi :

Mme Google,
Merci de bien vouloir m'enlever dans les meilleurs délais de votre base de référencement ridicule. Votre bousin ne m'apporte que des désagréments. Je n'ai pas besoin de plus de visibilité et je tiens à garder intact l'heureux écosystème qui gravite autour de mon carnet Web. Je ne tiens pas non plus à être intégré sans mon accord dans un outil qui manque tant de transparence sur ses tenants et aboutissants.
Je vous prie également, par la même occasion, de vous abstenir de republier publiquement la moindre portion de mon flux XML.
Meilleures salutations.
Laurent JeC+koiInventerPourFaireleMalin"

Ce cher Embruns a choisi de censurer ce commentaire et invoque pour ce faire la raison suivante : "J'ai supprimé votre commentaire qui me traite de débile, vous ne faites justement pas partie de l'écosystème."

Ce à quoi j'ai pondu la réponse suivante : "C'est la requête que je juge débile et c'est sans ambiguïté ce qui était écrit. De même que je trouve maintenant cette censure parfaitement stupide. Quant à vous, je ne vous connais pas et je ne me permets pas de vous qualifier. Eventuellement, je dirais que vous n'êtes décidément pas beau joueur. Rassurez-vous, ce n'est pas bien grave."

Il me faut ici maintenant ajouter - même si ce n'était pas d'avantage ambigü - que c'est à la démarche d'Embruns qu'il faut attribuer le qualificatif de "plus con qu'orgueilleux".

Après, on me dira qu'un individu se définit d'après ses actes. Ce n'est pas faux, mais cela sous-entend l'ensemble de ses actes. Un billet (ou même un blog tout entier) ne saurait se substituer à l'ensemble des actes d'un individu.

Bref, quelle que soit l'importance que lui-même se donne, Laurent Gloaguen ne m'intéresse pas et je le dis sans offense. Je réagis à ce qui me fait réagir - en l'occurence, quelques mots qui me semblent risibles (mais aussi révélateurs d'une forme de pensée) pondus par (mais c'est accessoire) un dénommé Embruns.

Je trouve étrange et fascinant à quel point, même sur un espace aussi libre et à la fois protecteur que le oueb, certains se trouvent encore comme apeurés et bridés, au point de chercher à toute force à se protéger de l'Autre qui les perturbe, qui déforme l'image qu'ils cherchent à donner d'eux-mêmes - et d'abord à eux-mêmes.

Tout bien réfléchi, c'est d'ailleurs sur le thème de "l'écosystème à préserver" qu'il serait le plus intéressant de se pencher. Pour faire court, ça me fait penser à ces fermiers du Far West qui voulurent mettre des barbelés sur la prairie. Toujours des hommes bâtissent des murs pour se protéger et, ce faisant, s'y enferment avec ceux qu'ils veulent reconnaître pour leurs semblables. Ces hommes-là, derrière leurs hauts murs, inaccessibles à tous ceux qui sont en dehors de leur petit monde docile et apprivoisé, sont désespérants.


Source : J'ai été censuré chez Embruns



Crédit photo : Raphael Goetter






Bruce Springsteen et moi

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Ce matin, envie de bouffer du curé !


Du mensonge christique et de la tragique illusion de Dieu


envie de bouffer du curéMercredi 13 janvier 2008, au dîner du CRIF auquel il était convié, en déclarant : "Le drame du XXème siècle, de ces millions d'êtres projetés dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence", Nicolas Sarkozy, décidément tout petit président de la république laïque de France, a franchi les limites de l'acceptable.

Une telle déclaration publique, officielle, est une agression insupportable contre les convictions de tous les athées, ou du moins contre mes convictions philosophiques personnelles - et je vais éviter ici de sombrer d'ores et déjà dans un pseudo communautarisme des sans-dieu.

Disons-le tout net, je vis cette dernière éructation présidentielle comme une provocation de trop et une déclaration de guerre, comme un appel à déterrer des armes qui furent enterrées avec le calumet de la paix de la laïcité.

C'est pourquoi je m'autorise à proclamer ici publiquement que le grand drame de l'Histoire des hommes depuis vingt siècles, d'obscurantisme en oppression, de massacre en génocide, de guerre en croisade, de colonisation en esclavagisme, est le fruit du mensonge christique dont le poison est la tragique illusion de Dieu.

Et je me souviens soudain, qu'à la basilique Saint-Jean de Latran à Rome, le 20 décembre dernier, ce même Sarkozy, étriqué et vulgaire avait déclaré que "dans la transmission et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". Aussi, puisque la guerre est ouverte, j'affirme en retour que les petits enfants deviendraient moins facilement de grands cons si on leur évitait d'avaler toutes les conneries que débitent les curés.

Le 27 septembre 1946, un certain Gilles Colin écrivait dans le Monde Libertaire : "Soit dit en passant, les zélateurs de la religion catholique sont bien obligés d'imputer à leur fétiche tout puissant, Jésus-Christ, la conception et la réalisation des sanguinaires mise en scène que sont les guerres mondiales. Obligés de lui reconnaître une intervention personnelle dans les catastrophes ferroviaires et autres fariboles qui ne constituent pour lui que les plus inoffensifs et dilettantiques passe-temps.". Gilles Colin était alors le pseudonyme d'un certain Georges Brassens, lequel écrivit également ces quelques vers :

Le clergé vit au détriment
Du peuple qu'il vole et qu'il gruge
Et que finalement
Il juge.

(Georges Brassens / 1921-1981 / Opinion)

Mais puisque je donne dans la citation, je vous livre également celle-ci qui me plait beaucoup :

"On sent, je crois, qu'avoir de la religion, pour un enfant, et même pour un homme, c'est suivre celle où il est né. Quelquefois on en ôte ; rarement on y ajoute ; la foi dogmatique est un fruit de l'éducation. Outre ce principe commun qui m'attachait au culte de mes pères, j'avais l'aversion particulière à notre ville pour le catholicisme, qu'on nous donnait pour une affreuse idolâtrie, et dont on nous peignait le clergé sous les plus noires couleurs. Ce sentiment allait si loin chez moi, qu'au commencement je n'entrevoyais jamais le dedans d'une église, je ne rencontrais jamais un prêtre en surplis, je n'entendais jamais la sonnette d'une procession sans un frémissement de terreur et d'effroi, qui me quitta bientôt dans les villes, mais qui souvent m'a repris dans les paroisses de campagne, plus semblables à celles où je l'avais d'abord éprouvé. Il est vrai que cette impression était singulièrement contrastée par le souvenir des caresses que les curés des environs de Genève font volontiers aux enfants de la ville."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Les confessions / posthume, 1782)

Mais surtout, pour en revenir à notre petit président qui vomit du Guaino comme un enfant fait sa gastro, parlant d'un "monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir", il semble important de rappeler le rôle plus que trouble et souvent actif qu'ont joué les églises catholiques d'Europe en général, et le Vatican en particulier, aux côtés des nazis allemands, comme d'ailleurs des facistes italiens ou espagnols.

Rappelons par exemple que le pape Pie XII n’a, durant la Seconde Guerre mondiale, jamais condamné la persécution des juifs par les nazis. Et évoquons qu'il n'y a pas si longtemps le directeur israélien du centre Wiesenthal de recherches sur le nazisme a été contraint d'exprimer son regret que le Vatican ne reconnaisse pas que "l'antisémitisme chrétien a conduit à la Shoah". C'était après que dans un texte intitulé "Souvenons-nous : une réflexion sur la Shoah", publié le 18 mars 1998, le Vatican a cherché à nier un lien de cause à effet entre l'antijudaïsme historique des chrétiens et l'antisémitisme des nazis, le Vatican se contentant seulement de déplorer que des chrétiens n'aient pas apporté, à ceux qu'on persécutait, toute l'aide qu'on était en droit d'attendre d'eux, exprimant néanmoins ses "regrets" pour "la méfiance et l'hostilité" dont les juifs ont été victimes de la part des chrétiens et demande pardon "pour les fautes" de ses croyants. C'est dire si le Vatican lui-même va moins loin dans le révisionnisme historique que Nicolas Sarkozy.

Ainsi donc l'Europe aurait des racines chrétiennes, mais pas nos deux guerres mondiales et pas non plus la Shoah. Je crois qu'on voit en cet homme à la pensée étriquée l'exemple même des ravages de la catéchèse sur les enfants de France. Il devient urgent de les en préserver, de les libérer du catéchisme qui les pervertit, urgent qu'à la mission évangélique du christianisme s'oppose la volonté libératrice de la laïcité.

Mais terminons par Voltaire qui écrivit : "La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile !"



Du mensonge christique et de la tragique illusion de Dieu






"Le Pélican" : Strindberg / Gian Manuel Rau

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Antoine Bibi et Casimir



La première série humoristique sur internet





Antoine, Bibi et Casimir est une série moderne, drôle, actuelle qui raconte, sur le ton de l'humour, les aventures sentimentales et sexuelles de trois amis co-locataires, célibataires, leur recherche de l'amour avec un grand A.

Toutes les situations sont traitées de façon comique avec une succession de gags, pour que le rire soit toujours au rendez-vous.

En 2008, un célibataire qui recherche l'amour peut rencontrer le sexe et celui qui recherche le sexe peut rencontrer l'amour. Cela donne lieu à des situations psychologiques cocasses et délirantes.

Nos trois célibataires se débattent de manière comique dans leurs histoires amoureuses et sexuelles. Chacun pourra se reconnaître dans cette quête du bonheur et de l'amour, dans cette recherche de l'idéal, tellement contrariée par la réalité que ça en devient drôle.

Rendez-vous ici pour voir le premier épisode et les suivants, très bientôt.


Antoine Bibi et Casimir






Cortex Academy

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Cortex Academy



Voyage au coeur du cerveau d'un homme


Que se passe-t-il dans le cerveau d'un homme lorsque sa femme lui annonce qu'elle le trompe ?





Cortex Academy, petit film d'animation réalisé par Frédéric Mayer et Cédric Jeanne, sur l'oeuvre originale "L'émotivité et la raison" de François Pérusse, a remporté plusieurs prix dont le prestigieux IMAGINA 2004 à Monaco et fut présenté au célèbre SIGRAPH à Los Angeles.


Cortex Academy






Carla Bruni chante Brassens

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Carla Bruni chante Brassens



Et quand je pense à Nicolas...


... parce que la bandaison de papa, ça ne se commande pas.






Carla Bruni chante Brassens





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A quoi ça sert l'amour ?



...


Tout ce qui maintenant
Te semble déchirant,
Demain, sera pour toi
Un souvenir de joie !





paroles et musiques : Michel Emer - 1962
duo : Edith Piaf et Théo Sarapo


A quoi ça sert l'amour ?





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Qui s'enfuit déjà



Le présent est un mourant qui n'en finit jamais de mourir, de crever et de partir en lambeaux dont le souvenir est une nécrose

Nécrose de ce qui a été et qui a cessé d'être, qui ne sera plus.


avoodware

et son foutware


Qui s'enfuit déjà





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Don de soi



Un sourire est la seule chose que l'on donne et qu'on ne peut reprendre, la seule chose qu'il est possible de donner vraiment.


avoodware

et son foutware


Don de soi





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Météo : avis de grand froid



Elle s'éloigne de moi

Sa froideur me pénètre

Me glace

Et s'étend sur le monde

Et s'étend sur le monde

Et s'étend sur le monde


avoodware

et son foutware


Météo : avis de grand froid





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Faire la nique à la nécrose



Ce matin, une vieille dame est passée devant moi, lentement, vacillante, le dos courbé, se traînant avec difficulté appuyée sur une béquille en métal. Elle était souriante et ridée, fragile. Elle ne semblait pas exaspérée par sa laborieuse progression. Un coup de vent l'aurait emportée, disloquée, éparpillée sur le trottoir. Elle a traversé la rue. Le temps que le feu passe au vert lui fut tout juste suffisant. Elle s'est appuyée contre un arbre pour reprendre son souffle. Puis elle a fouillé dans son sac en toile, en a extirpée une petite clé et a libéré de son antivol une trottinette à moteur électrique. Juchée sur son engin, elle a filé sur l'asphalte, souriante et ridée.


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Faire la nique à la nécrose





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Coup de froid



On est seul...

L'amour est un mirage, sublime et grandiose, une illusion puissante, qui parvient à donner à croire qu'il est possible d'être deux, délicieusement possible de dire nous.

Pour échapper à sa désespérante solitude, l'homme passe sa vie à chercher et poursuivre l'amour. C'est un autre qu'il cherche... Et une chimère qu'il poursuit.

L'amour est une simple saison qui passe en laquelle deux âmes solitaires se frôlent. La mort, un coeur figé par un gel d'hiver et qui a cessé de marteler son cri sourd.

On est seul, toujours. Et on a froid.

La quête de l'amour n'est que prétexte à la nécessité qu'il y a à faire la route à deux, se réchauffer un peu l'un l'autre et penser un peu moins à soi. Croire.

Oui, croire... Et l'amour n'est finalement qu'un Dieu universel, et le couple la religion officielle.


Coup de froid





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Les jouets de Dieu



Dieu est un enfant capricieux.
Et nous sommes ses jouets. De petits soldats de plomb disposés sur le sol de sa chambre.
Pan ! T'es mort.

Deviendra-t-il adulte un jour ?
Il nous faut l'espérer comme la promesse d'un paradis terrestre.

Mais nous aurons d'abord à traverser avec lui les tourments de ce purgatoire qu'est l'adolescence.
Une période sombre et de nouveaux jeux solitaires dont nous avons beaucoup à craindre.


Les jouets de Dieu





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Tautologie originelle



La quête de paradis artificiels.

Tout est là qui s'exprime avec pudeur, dans ce non-dit qui est dit deux fois.

L'irréductible espérance des hommes.

On parle aussi de périssologie.


Tautologie originelle





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Monologue vaginal

8 mars 2006 - à l'occasion de la journée internationale de la femme et extrait des rush de mon roman, Lulli - ici comme un hommage aux vagins...



Monologue Vaginal

Ce n’est pas grand-chose pourtant. Un vagin.
Presque rien, un vide sidéral entre les parois humides d’une grotte sombre. Une excavation improbable et creusée dans les chairs. Des plis et des replis… et des replis encore. Des chairs dentelées, bistrées, qui abritent, renferment et libèrent la fragrance obsédante et chaude des sucs – perles qui suintent lentement dans l’intérieur secret de ce puits profond de chair, de sueur et de sang.
Un peu plus que rien en vérité. Loin toutefois de l’idée magnifiée qu’on s’en fait, cette idole qu’on adore et qu’on craint.

Un trou noir. Un puits gravitationnel infiniment profond creusé dans l’espace-temps du corps de la femme. Un trou noir qui délimite un en deçà et un au-delà du vagin, qui trace la frontière entre deux univers qui s’ignorent.
À l’extérieur, le monde des petits oiseaux, des fleurs et des violons, l’univers des sentiments onctueux et des paroles d’amour murmurées – et le reste aussi : les amitiés viriles, le sport, les concerts de rock, la télévision, la politique, les guerres et les dîners en ville, Dieu et la philosophie, toutes ces choses passionnantes qu’on appelle la vie, quand on veut ignorer la mort. Un univers confortable où chaque pensée trouve une place où se vautrer mollement et s’épanouir. Un monde où l’on peut se croire éternel.
Mais le vagin, son intérieur, on y pénètre une fois pour n’en plus jamais sortir. Il se produit à ce point que l’on n’ose franchir qu’avec frayeur, une puissante et totale accrétion de l’esprit où toute pensée se retrouve irrémédiablement aspirée dans une autre dimension, un univers vaginocentré d’où l’on ne revient pas. Improbable et définitif retour vers l’origine de soi. Sauf qu’il ne s’agit pas d’être, cette fois, mais d’avoir, de posséder afin de comprendre les raisons profondes de soi. Aller au fond des choses, comme on dit.
On n’y arrive pas. Il n’y a pas de fond et on s’enfonce. On s’enfonce et c’est exténuant. Et on s’enfonce toujours plus profondément, précédé toujours par le même espoir dément de trouver… quoi ? On ne sait pas même ce qu’on cherche. Bien plus à coup sûr que l’éphémère et morne apaisement que procure l’orgasme.

... lire la suite.


Monologue Vaginal





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Vivre au galop



La vie est un cheval à bascule. On l'enfourche, on tire son épée, on lance sa monture au triple galop et on file à travers le temps. A la fin, quand on comprend qu'on a fait du surplace, on se dit qu'on s'est bien amusé quand même.

Et puis il y a les pisse-froid, qui jouent les importants, trop sérieux pour s'amuser ainsi, comme des enfants. Juchés sur le cheval à bascule de la vie, ils regardent les autres avec hauteur et mépris. Ils bougent les hanches avec mesure et retenue, sans joie. Et quand ils comprennent qu'ils n'ont guère abouti plus loin, il est trop tard et c'est en pleurant qu'ils touchent le sol.


Vivre au galop





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souvenir d'enfance



Je me souviens de ce médecin, un pédiatre, une femme, que ma mère m’emmenait voir, enfant, quand j’étais malade. Je détestais aller la voir. Elle était vieille et moche. Elle avait les mains froides. Elle sentait mauvais. Surtout, il y avait chaque fois ce moment où elle baissait mon slip et prenait mes couilles entre ses mains pour les soupeser. Pourquoi diable doit-on soupeser les couilles d’un enfant quand il a un rhume - ou même une angine ou une otite ? C'est ce que je me demandais chaque fois. Elle me palpait un testicule et puis l'autre en hochant la tête avec gravité. Ensuite elle me rassurait d'un sourire : tout allait bien. Mais je n'en avais pas douté, c'est à la gorge que j'avais mal. Cette intrusion froide dans mon intimité, ça avait quelque chose d'humiliant, une sorte de négation de ma virilité. Plusieurs fois je me suis retenu de lui pisser dessus.

Depuis, quand une femme prend mes couilles dans ses mains, ça me donne la sensation d’être malade. Elle pourrait aussi bien me demander d'ouvrir la bouche, de tirer la langue et de faire aaaaaah. Merci Docteur, au revoir Docteur. Les autres hommes aiment ça, paraît-il. Chacun vit ses propres expériences et fait avec ses propres souvenirs d'enfance. Moi, ce que j'aime bien, c'est quand au jeu du docteur c'est moi qui joue le rôle du médecin.


Souvenir d'enfance





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de la province



Souvent on parle de "la qualité de vie" qu'on trouve en province. Et il est bien vrai, je le constate avec étonnement chaque fois qu'il m'arrive de sortir de Paris et d'aller passer quelques temps en Province (Où ça ? Vous savez, la province : cet Ailleurs indéfini et qui n'est pas Paris...), soudain voilà qu'on n'est pas pressé et que pour chaque chose que l'on fait il devient possible de prendre son temps. On va acheter une baguette et on peut s'autoriser vingt minutes avec la boulangère, puisqu'on n'a pas grand chose à faire après, sinon s'en jeter un ou deux au comptoir. On est à ce point peu pressé en réalité qu'au fil des heures et des jours qui passent, et qui passent au bout du compte avec une lenteur extrême, on cherche le moyen d'en perdre un peu tout de même, du temps, afin qu'il finisse par véritablement donner le sentiment de passer. Et bien souvent, au bout du compte, faut avouer, on s'emmerde.

Mais bien heureusement, la Province est un endroit qui n'existe pas, un ailleurs qui n'est jamais ici mais toujours là-bas ; et la "provincialité" est un art de vivre peu que l'on cultive aussi bien à Paris que partout.

Ouf !





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Attention, seins méchants !



Elle avait une poitrine opulente, deux merveilles de soie. Alors j'ai plongé, supposant avec grand tort que la profondeur de ses mamelles pouvait présager d'un grand cœur. Mais voilà, chez elle, contrairement à l'idée reçue, abondance mammaire et générosité ne faisaient pas bon ménage, et j'ai réalisé trop tard qu'un cœur n'avait aucune chance de s'être épanoui là, comprimé qu'il était par une poitrine qui occupait en vérité bien davantage que cet espace imposant en avant d'elle. Elle vous aurait étouffé avec plutôt que de vous autoriser un accès vers son intérieur palpitant. J'y ai survécu et je peux aujourd'hui témoigner qu'il est des rencontres qui forgent vos goûts plus sûrement que l'image fantasmée d'une mère et le souvenir inconscient des moments délicieux où, le visage enfoui dans le moelleux du sein maternel, un téton à portée de succion et un rot en attente, on touchait en cet endroit au paradis. D'aucuns soupireront toute une vie après ce bien-être infantile, je suis quant à moi définitivement revenu de cet amour régressif qu'on a pour les gros seins.


Attention, seins méchants !





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lubri-cité



Entendu ce matin, dans un café à Ménilmontant :
- Nous vivons une époque vachement lubrique.
- Ha oui ? Tu m'en diras tant.
- Oui. Tu vois, même les téléphones mobiles.
- Hein ?... Sans fil, tu veux dire.
- Quoi ?
- Même les téléphones s'enfilent.
- Bah ouais, c'est pareil. Un portable, quoi.

Délicieux. Ne pas sourire. Ne rien ajouter.
Et aimer son prochain.
Simplement ça.





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pensée



Madame, il fut un temps où vous aviez vingt ans et saviez prendre le taureau par les cornes et les hommes par la queue. Aujourd'hui, je connais bien des taureaux que vous prenez par la queue et du coup c'est votre mari qui porte des cornes. La quarantaine vous va bien.





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