L'aphorisme de la table à repasser

Devant une table de repassage, l'homme de bonne volonté garde de
bien naturelles limites.
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Source : L'aphorisme de la table à repasser |
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Prix du tabac et cancer de l'esthète
Longtemps
je suis passé pour un original, parce que la mode en était passée
et que moi j'avais passé l'âge mais que je continuais de rouler mes
clopes. J'aime ça, le rituel surtout, une certaine sensualité du
geste, d'abord les doigts et puis la langue...
Puis le prix du tabac s'est mis à flamber et plus il flambait plus les fumeurs venaient ou revenaient au tabac à rouler. Ça m'amusait, moi, de les voir tordre leurs doigts maladroits avant de se coller dans le bec, un peu honteux, un clope aussi inélégant que difforme, aplati aux extrémités, enflé au centre, torsadé. Certains croyaient sans sortir plus glorieusement au moyen d'aberrantes machines à rouler. Mais voilà, l'exercice possède alors à peu près autant d'intérêt que de se servir d'un rasoir électrique plutôt que d'une lame, sans même mentionner le manque de classe. Beaucoup renonçaient après quelques semaines d'efforts louables mais forcément infructueux : habitués de la satisfaction immédiate de leur besoin de fumer, ils ne pouvaient qu'ignorer que le plaisir était dans la façon de la cigarette, bien plus que dans sa consommation - le chemin à parcourir plutôt que le but à atteindre. Le prix des cigarettes pouvaient bien continuer d'augmenter, un monde continuait de nous séparer, eux et moi : fumer était pour eux un luxe, quand cela demeurait pour moi un artisanat, une certaine esthétique prolétarienne.
Alors, quand je lis aujourd'hui sur Liberation.fr que le prix du tabac à rouler va augmenter en août, ça me met en rogne. Car si rouler son clope relève de l'art prolétarien, il est proprement scandaleux qu'on en vienne à rogner aussi sur le pouvoir d'achat des artistes que nous sommes (moi et quelques autres esthètes de l'artisanat tabagique). Il est insupportable et insultant qu'on nous confondent ainsi avec le tout-venant, l'exécrable bourgeoisie des fumeurs, cette cohorte vulgaire des drogués industriels !
D'ailleurs, des études scientifiques réalisées par des laboratoires spécialisés abondent dans mon sens : le vulgaire et l'esthète ne sont pas soumis, face au tabac, aux mêmes dangers. Voici trois photos, extraites du rapport secret détenu par le ministère de la santé depuis plusieurs années, qui en apportent la preuve formelle :
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Que cherche le gouvernement ? A sauver quelques vies triviales au risque de tout bonnement assassiner ma beauté intérieure ? Ne savent-ils pas que tout crime contre le beau est un crime contre l'Homme lui-même ? Je hais ces rustres abominables qui prétendent nous gouverner - et comment le pourraient-ils : ils ne savent pas même vivre !
Source : Prix du tabac et cancer de l'esthète
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Un billet pour frimer (et passer mes nerfs)
Bruce Springsteen et moi... au Parc des Princes
Vendredi
prochain, le 27 juin, Bruce Springsteen et The E Street Band seront
au Parc des Princes. Et moi aussi !
Et alors, dites-vous ?
...
C'est donc que vous ne savez pas. Vous ne savez pas qui est Bruce Springsteen et donc aussi bien vous ne savez rien. Laissez-moi vous dire un peu et faire votre éducation, vous dire juste deux trois mots à propos du Boss et du rock.
Bruce Springsteen est l'esprit du rock, ça commence comme ça. Bruce Springsteen colle à la culture rock comme ses jeans lui collent aux fesses. Il est à la fois fils de Elvis Presley et de Bob Dylan, et père des Rolling Stones et de Madonna. Il est à la fois la tendresse brute et écorchée de l'enfant qui ouvre ses grands yeux naïfs sur les beautés indicibles du monde et la rage révoltée contre toutes les oppressions conservatrices et morales. Il est la violence d'une eau pure qui tombe en cascade et gicle contre la roche, mais aussi le cours tranquille du ruisseau auquel les amoureux vont se rafraîchir. Il est l'éclat du soleil couchant et la profondeur éternelle de la nuit. Il est la tempête et le silence suspendu qui lui précède. Il est l'émoi timide d'un premier baiser et le déchaînement apoplectique de l'orgasme. Il est l'alchimie parfaite entre virilité totale et sensualité totale. Il est sans compromis et il est The Boss parce qu'en réalité, Bruce Springsteen EST le rock.
J'en fais trop, dites-vous ?
...
Ne m'emmerdez pas ! Comprenez simplement que Bruce Springsteen est de ces rares survivants d'un monde plus entier et qui n'est déjà plus, qui a laissé sa place à ces temps modernes et tristes où l'excès est banni, où l'on exige de chacun d'avoir en toute chose le sens de la mesure et de la pondération, où règnent le relatif et donc les engagements timorés, et triomphent la morosité et tous ces vrais méchants qui eux ne s'embarrassent pas de nuances ou de retenue quand il s'agit de se servir et nous sucer le bonheur à même le cerveau - et non je ne suis pas énervé !
Bruce Springsteen - War (live)
Source : Bruce Springsteen et moi
Ta mère en string avec un sex toy !
Fête des mères : peut-on lui offrir un gode ?
En matière de mailing façon spam, je croyais avoir tout reçu, de ceux qui me promettent toutes les manières d'avoir un plus gros zizi (mais comment savent-ils ?) à ceux qui me proposent des pillules de toutes les couleurs pour devenir un meilleur amant (oui, comment ?), du riche héritier africain qui a besoin de faire transiter ses millions par mon compte en banque à la bimbo russe qui m'envoie sa photo nue assortie d'une demande en mariage, en passant bien entendu par des offres non moins alléchantes (sauf que je suis un mordu de la pomme) sur des antivirus pour mon PC (c'est quoi un virus ?).
Mais aujourd'hui, à quelques jours de la fête des mères, voici ce que je reçois dans ma boîte mail :

Moi, j'ai la maman la plus jeune et la plus belle du monde - oui, j'ai cette chance là !... Qui plus est, je suis le gars le plus cool de la terre et d'une largesse d'esprit proprement phénoménale. Pourtant, et allez donc savoir pourquoi, je me vois mal offrir à ma mère, dont cependant j'ai depuis longtemps compris qu'elle était aussi une femme, un mini canard de bain vibrant "Golden duckie", un mini vibromasseur stimulation point G, waterproof, intensité variable ou des boules de geishas perles de plaisir.
Ce n'est pas que je ne lui veuille pas du bien, à ma petite maman chérie, mais de même que je me suis toujours gardé de pénétrer à l'improviste dans sa chambre passée une certaine heure de la nuit, il y a certaines facettes de sa vie de femme desquelles je crois préférable de n'avoir pas à me mêler, fut-ce même avec l'idée innocente de lui faire un grand plaisir. D'ailleurs pour la rendre heureuse, un collier de nouilles a jusqu'ici toujours su faire l'affaire.
C'est là l'immense avantage des mamans sur toutes les autres femmes : quand il s'agit de les combler de bonheur, un rien leur suffit - et, oui je sais, les fils en abusent (je l'entends déjà me dire : "Un peu plus que rien n'est pas mal venu non plus, tu sais..."). Quelqu'un connaît un bon site sur le macramé ?
Source : Ta mère en string avec un sex toy !
L'Etudiant
J’ai été étudiant jusqu’à mes trente
ans.
A la fin, je savais si bien faire l’étudiant qu’on me
payait pour le faire.
Et c'était bien.
Maintenant, j'apprends à écrire et c'est bien aussi.
année 2006 : je vous la souhaite chocolat et fondante !
pour 4 fondants :
- 100g de chocolat noir à cuire + 8 carrés
- 75g de sucre
- 50g de beurre + 1 noix pour les ramequins
- 3 oeufs
- 1 cuillère à soupe de farine + 1 cuillère à café pour les ramequins
- 4 ramequins
- préchauffer le four à 260° (thermostat 9)
- faire fondre au bain-marie le chocolat et ajouter le beurre
- mélanger les oeufs, le sucre et la farine et incorporer le chocolat fondu
- verser 1/3 de la préparation dans les ramequins, ajouter deux carrés de chocolat par ramequin, puis compléter
- cuire au four pendant 10 mn
- attendre 5 mn avant de déguster
... ou alors mettre au congélateur et, dans ce cas, prévoir 5 mn de cuisson supplémentaire.
à consommer sans modération.
pour soigner un petit coup de vague à l'âme, en soin palliatif pour libido vacillante ou sans raison, juste par gourmandise, parce que y a vraiment pas de mal à se faire du bien.
croyez-moi, il n'en faut pas davantage pour passer une excellente année et telle donc je vous la souhaite à tous.
l'auteur en chanté
Trois Chansons Inédites
interprétées par Clara Finster
sur des paroles de Laurent Mann et une musique de Albin de la
Simone
-
1997 -
A l'origine de ces trois chansons fut
d'abord Clara Finster. Chanteuse de scène depuis toujours, Clara
travaillait alors - nous sommes dans les ultimes années du
précédent millénaire - avec Albin de la Simone qui n'était encore
"que" musicien, accompagnateur et arrangeur. Albin composait et
Clara chantait, elle écrivait aussi, mais tous deux étaient à la
recherche de nouveaux textes.
A cette époque, je travaillais à la Défense, je portais costume et
cravate, et j'en étais seulement à parler de mon désir d'écrire,
cette nécessité intérieure de vivre une vie d'écrivain. J'en
parlais beaucoup et j'écrivais des mots, beaucoup de mots et qui ne
faisaient jamais d'histoire, entre deux réunions
"ultra-importantes". Albin et moi étions des amis de quartier - et
le sommes toujours aujourd'hui - et passions régulièrement des
nuits ensemble en compagnie d'une certaine Lara C. Quand il m'a
proposé de m'essayer à écrire des textes de chansons sur lesquels
il composerait, l'idée m'a aussitôt conquis comme une opportunité
d'écrire "pour de la vraie". Je crois que la seule contrainte qui
m'avait été fixée était d'écrire des "textes de fille et un peu
légers".
Je m'y suis mis, Albin a mis en musique, et il s'est trouvé que mes
paroles ont interpellé suffisamment Clara pour qu'elle ait envie de
les interpréter. Une maquette a été réalisée, les chansons ont été
enregistrées et, si l'album n'a finalement pas vu le jour sous
cette forme, aujourd'hui elles existent et ça me plaît bien
qu'elles existent.
Ce n'a été probablement le début de rien - c'est à dire que comme
toute chose cela a été un peu du début de tout ce qui a suivi - et,
dix années plus tard, Clara a finalement sorti un album - "Les
Fragiles", très réussi et produit par Mosaic Music Production - et
se produit régulièrement sur scène ; Albin a franchi son Rubicon
personnel et en est à ce jour à son deuxième album d'auteur
grinçant, compositeur talentueux et interprète décalé ; quant à
moi, j'ai tombé la cravate et fait enfin quelques histoires avec
quelques uns de mes mots.
A vous donc de vous en régaler :
la fête
dans la tête
des
orties entre les orteils
retour aux sources
autoportrait (première partie)
Est-il possible de faire un autoportrait
?
Ce site n'est-il pas déjà une petite pièce du puzzle infini de mon
autoportrait ?
Poser des questions ne donne-t-il pas plus de réponses que d'y
répondre ?
Et ce que j'écris-là ne ressemble-t-il pas beaucoup à de l'enculage
de mouches ?
Bref, ce n'est pas le bon jour et il me faudra y revenir...










