année 2006 : je vous la souhaite chocolat et fondante !
pour 4 fondants :
- 100g de chocolat noir à cuire + 8 carrés
- 75g de sucre
- 50g de beurre + 1 noix pour les ramequins
- 3 oeufs
- 1 cuillère à soupe de farine + 1 cuillère à café pour les ramequins
- 4 ramequins
- préchauffer le four à 260° (thermostat 9)
- faire fondre au bain-marie le chocolat et ajouter le beurre
- mélanger les oeufs, le sucre et la farine et incorporer le chocolat fondu
- verser 1/3 de la préparation dans les ramequins, ajouter deux carrés de chocolat par ramequin, puis compléter
- cuire au four pendant 10 mn
- attendre 5 mn avant de déguster
... ou alors mettre au congélateur et, dans ce cas, prévoir 5 mn de cuisson supplémentaire.
à consommer sans modération.
pour soigner un petit coup de vague à l'âme, en soin palliatif pour libido vacillante ou sans raison, juste par gourmandise, parce que y a vraiment pas de mal à se faire du bien.
croyez-moi, il n'en faut pas davantage pour passer une excellente année et telle donc je vous la souhaite à tous.
"Grain de Sable" : à ne manquer sous aucun prétexte !

Ça s'appelle Grain de
Sable
C'est sur un texte de et avec Isabelle Janier
Ça se passe au Petit Hebertot
C'est du 10 janvier au 4 mars 2006
Et je n'ai finalement pas envie de vous en dire beaucoup plus,
simplement vous laisser découvrir et puis être emportés...
Juste ceci cependant, et en pesant mes mots : une soupière
d'émotion pure, depuis le rire jusqu'aux larmes, servie frappée par
une comédienne exceptionnelle. Du spectacle Vivant !
Vous aimerez, n'en doutez pas. Non, vous allez adorer !
Ne réfléchissez plus, on s'en fiche que vous soyez fatigués en ce
moment, que vous n'ayez aucune soirée de libre, que vous n'alliez
jamais au théâtre...
Alors ne tortillez pas du cul, décrochez votre téléphone
maintenant, réservez maintenant et puis allez-y
!
Grain de
sable
19h - relâches les dimanches et lundis
LE PETIT HEBERTOT - 78 bis bld des Batignolles - Paris 17°
Réservation : 01 43 87 23
23
... une actrice magnifique,
intelligente... C'est le triomphe de la vie. (Le Figaro - Armelle
Héliot)
... on sort fasciné, bouleversé... Quand le théâtre parvient à
sublimer la vie. (Telerama - Fabienne Pascaud)
... la grâce d'une comédienne lumineuse... C'est simplement
bouleversant. (L'Humanite - Jean-Pierre Han)
... la force du caractère d'une comédienne illuminée par la grâce.
(Zurban - Cécile Pillet)
... une leçon d'espoir et d'amour... elle est digne et belle. (Le
Journal des Spectacles - Marie-Laure Atinault)
... tellement captivant que nul regard ne peut s'en détacher... (En
Coulisse - Jean-Marie Couvet)
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Tout simplement...
discrimination positive...
de la province
Souvent on parle de "la qualité de vie" qu'on trouve en province. Et il est bien vrai, je le constate avec étonnement chaque fois qu'il m'arrive de sortir de Paris et d'aller passer quelques temps en Province (Où ça ? Vous savez, la province : cet Ailleurs indéfini et qui n'est pas Paris...), soudain voilà qu'on n'est pas pressé et que pour chaque chose que l'on fait il devient possible de prendre son temps. On va acheter une baguette et on peut s'autoriser vingt minutes avec la boulangère, puisqu'on n'a pas grand chose à faire après, sinon s'en jeter un ou deux au comptoir. On est à ce point peu pressé en réalité qu'au fil des heures et des jours qui passent, et qui passent au bout du compte avec une lenteur extrême, on cherche le moyen d'en perdre un peu tout de même, du temps, afin qu'il finisse par véritablement donner le sentiment de passer. Et bien souvent, au bout du compte, faut avouer, on s'emmerde.
Mais bien heureusement, la Province est un endroit qui n'existe pas, un ailleurs qui n'est jamais ici mais toujours là-bas ; et la "provincialité" est un art de vivre peu que l'on cultive aussi bien à Paris que partout.
Ouf !
l'auteur en chanté
Trois Chansons Inédites
interprétées par Clara Finster
sur des paroles de Laurent Mann et une musique de Albin de la
Simone
-
1997 -
A l'origine de ces trois chansons fut
d'abord Clara Finster. Chanteuse de scène depuis toujours, Clara
travaillait alors - nous sommes dans les ultimes années du
précédent millénaire - avec Albin de la Simone qui n'était encore
"que" musicien, accompagnateur et arrangeur. Albin composait et
Clara chantait, elle écrivait aussi, mais tous deux étaient à la
recherche de nouveaux textes.
A cette époque, je travaillais à la Défense, je portais costume et
cravate, et j'en étais seulement à parler de mon désir d'écrire,
cette nécessité intérieure de vivre une vie d'écrivain. J'en
parlais beaucoup et j'écrivais des mots, beaucoup de mots et qui ne
faisaient jamais d'histoire, entre deux réunions
"ultra-importantes". Albin et moi étions des amis de quartier - et
le sommes toujours aujourd'hui - et passions régulièrement des
nuits ensemble en compagnie d'une certaine Lara C. Quand il m'a
proposé de m'essayer à écrire des textes de chansons sur lesquels
il composerait, l'idée m'a aussitôt conquis comme une opportunité
d'écrire "pour de la vraie". Je crois que la seule contrainte qui
m'avait été fixée était d'écrire des "textes de fille et un peu
légers".
Je m'y suis mis, Albin a mis en musique, et il s'est trouvé que mes
paroles ont interpellé suffisamment Clara pour qu'elle ait envie de
les interpréter. Une maquette a été réalisée, les chansons ont été
enregistrées et, si l'album n'a finalement pas vu le jour sous
cette forme, aujourd'hui elles existent et ça me plaît bien
qu'elles existent.
Ce n'a été probablement le début de rien - c'est à dire que comme
toute chose cela a été un peu du début de tout ce qui a suivi - et,
dix années plus tard, Clara a finalement sorti un album - "Les
Fragiles", très réussi et produit par Mosaic Music Production - et
se produit régulièrement sur scène ; Albin a franchi son Rubicon
personnel et en est à ce jour à son deuxième album d'auteur
grinçant, compositeur talentueux et interprète décalé ; quant à
moi, j'ai tombé la cravate et fait enfin quelques histoires avec
quelques uns de mes mots.
A vous donc de vous en régaler :
la fête
dans la tête
des
orties entre les orteils
retour aux sources
Quand la République pisse au karcher sur la Nation
(couplet)
quand la France chie du mépris et de l'exclusion
quand elle vomit sa peur dans les ghettos
c'est Sarkosy qui tire la chasse
c'est Sarkosy qui tire la chasse d'eau
quand la République pisse au karcher sur la Nation
quand elle dégueule sa haine du bicot
c'est Sarkosy qui tire la chasse
c'est Sarkosy qui tire la chasse d'eau
(refrain)
c'est pas la peine d'avoir Le Pen
y a Sarko qui fait tout le boulot
c'est pas la peine d'avoir le gros Jean-Marie
grimpé sur son dos y a le p'tit Sarkosy
"La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser, comme une salope il faut la traiter, mec! Je pisse sur Napoléon et le Général de Gaulle... La France est une mère indigne qui a abandonné ses fils sur le trottoir sans même leur faire un signe" (Monsieur R.)
"Les marches militaires, ça m'déglingue. Et votr'République, moi j'la tringle. Mais bordel ! Où c'est que j'ai mis mon flingue" (Renaud)
Quand la République pisse au karcher sur la Nation
histoire vraie
Qu’importe après tout qu’une histoire soit vraie, qu'elle ait été vécue dans le monde réel, pourvu qu’elle existe et que quelqu’un la raconte, et pourvu qu’une seule personne puisse l’entendre et s'y reconnaître, ou simplement s'y sentir bien.
lard du roman
Un roman, c’est une sorte de vieux sandwich : du réel plus ou moins avarié enfermé entre deux tranches de fiction. Pas toujours facile a digérer.
Attention, seins méchants !
Elle avait une poitrine opulente, deux merveilles de soie. Alors j'ai plongé, supposant avec grand tort que la profondeur de ses mamelles pouvait présager d'un grand cœur. Mais voilà, chez elle, contrairement à l'idée reçue, abondance mammaire et générosité ne faisaient pas bon ménage, et j'ai réalisé trop tard qu'un cœur n'avait aucune chance de s'être épanoui là, comprimé qu'il était par une poitrine qui occupait en vérité bien davantage que cet espace imposant en avant d'elle. Elle vous aurait étouffé avec plutôt que de vous autoriser un accès vers son intérieur palpitant. J'y ai survécu et je peux aujourd'hui témoigner qu'il est des rencontres qui forgent vos goûts plus sûrement que l'image fantasmée d'une mère et le souvenir inconscient des moments délicieux où, le visage enfoui dans le moelleux du sein maternel, un téton à portée de succion et un rot en attente, on touchait en cet endroit au paradis. D'aucuns soupireront toute une vie après ce bien-être infantile, je suis quant à moi définitivement revenu de cet amour régressif qu'on a pour les gros seins.
"L'Annonce faite à Marie" : ma critique
De Paul Claudel. Mise en scène de Christian Schiaretti. Au théâtre des Gémeaux (à Sceaux) jusqu'au 4 décembre 2005.
Violaine, fille aînée et aimée de Anne Vercors, riche propriétaire terrestre champenois, deviendra une sainte. Elle aime et vénère son père. Elle pardonne à Pierre de Craon, l'homme qui jadis avait abusé d'elle, devenu par la suite lépreux et bâtisseur de cathédrale. Elle aime Jacques à qui elle est donnée par son père lorsque celui-ci décide de partir en pèlerinage pour Jérusalem. Elle aime sa soeur, Mara, moins jolie qu'elle et surtout moins aimée, qui la déteste et qui aime Jacques. Compatissant au malheur de Pierre de Craon, elle l'embrasse, devient lépreuse à son tour (lui guérira), est abandonnée par Jacques qui la chasse du domaine et épouse Mara la méchante. Le nourrisson de Jacques et Mara meure et Mara, au désespoir, mène son petit cadavre à la lépreuse qui ressuscite l'enfant (c'est le soir de Noël !). Puis elle meure, assassinée par une soeur définitivement consumée par la jalousie. Et voici donc Violaine qui termine son ascension vers la sainteté...
Une pièce dont le propos, on l'aura compris, est essentiellement d'ordre religieux, qui oppose deux soeurs, l'une qui a tout et y renonce pour l'amour de Dieu et de son prochain, l'autre qui n'a rien, dévorée par l'envie et ses passions. Une pièce qui nous apprend qu'importe peu le bonheur terrestre en regard de l'amour de Dieu, que vivre c'est travailler parce que c'est nécessaire et mourir parce qu'il faut rendre à Dieu cette vie qui lui appartient. Une pièce où les hommes parlent de Dieu, donc, et pour ma part j'affirme une préférence sans ambiguïté pour les tragédies grecques où ce sont les dieux qui parlent des hommes et les regardent vivre, s'aimer et se haïr, se laisser emporter par leurs passions vers un destin qui demeure inéluctable.
Il reste que le texte est magnifique, et vous emporterait facilement dans sa musicalité pour peu qu'on eût laissé aux comédiens le soin de le dire plutôt que le ânonner. Car là donc est le reproche qu'on peut faire à ce spectacle, par ailleurs d'une grande beauté, ce phrasé saccadé ou emprunté, décalé le plus souvent, que les comédiens ont de dire le texte et qui fait que bien souvent on n'en distingue plus la forme, les reliefs d'une langue magnifique.
Pourtant, au-delà du sens de la pièce, qui inspirera certains et laissera de marbre les autres, la mise en scène, les décors et les jeux de lumières laissent le souvenir de tableaux de toute beauté, souvent féeriques, au travers desquels les personnages évoluent comme sur un fil, comme dans une seule dimension, soit de haut en bas (lorsqu'il s'agit de s'élever vers Dieu ou au contraire de se tourner vers les hommes), soit d'avant en arrière (lorsqu'il s'agit de partir au loin ou de revenir au domaine), soit de gauche à droite (lorsqu'il s'agit de traverser le temps). Et l'immobilité est réservée à ces moments où il s'agit d'aimer, de prier ou de se recueillir.
Oui, il aurait fallu autoriser les comédiens à se laisser porter par le texte, se laisser porter à sa hauteur comme à celle de cette mise en espace et en lumière (en musique aussi, bien que je sois là plus dubitatif) qui aurait mérité un résultat d'une toute autre envergure.
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argument pour l'édition en ligne
L'édition en ligne est-elle une alternative ? C'est en somme la question qui revient le plus souvent depuis que j'ai construit ce site. Sans ambiguïté, ma réponse est négative. Il ne s'agit ni d'une alternative, ni d'un renoncement. Je conçois cette forme d'édition davantage comme un étape qui ne substitue en rien à l'édition classique.
Je m'explique.
Si écrire est un moyen, moyen de s'exprimer, de sortir de soi, se concevoir comme écrivain c'est chercher à être lu, aller vers les autres avec ça, ce qu'on a écrit. La finalité n'est pas le livre, mais bien le lecteur. Être lu.
Avant l'internet, il n'y avait que deux possibilités. Soit l'on était édité, un manuscrit devenait livre et tout un chacun, le public, devenait lecteur potentiel. Soit on ne l'était pas, ou pas encore, et le seul lectorat possible était alors constitué par l'entourage de l'auteur. Dans un cas, tout le monde, et dans l'autre, personne. Parce que ce qui fait le lecteur est son anonymat, c'est pour une figure sans nom que l'on écrit, et à lui seul qu'on s'adresse. On ne peut lire de la même manière les mots d'un auteur avec qui l'on a une relation personnelle, ce proche qui écrit, que l'on connaît et que l'on veut et croit reconnaître dans les mots qu'il écrit.
Il y avait aussi l'auto-édition, ou l'édition à compte d'auteur, et qui n'est qu'un leurre, qui est selon moi confondre le moyen avec la fin, le livre avec le lecteur. Car ce qui fait l'éditeur n'est pas le livre mais sa faculté de "faire paraître au jour", de rendre public, de diffuser en somme. L'édition à compte d'auteur donne la satisfaction de voir ce qu'on a écrit prendre la forme de l'objet livre, mais un livre dans une tour d'ivoire auquel le public n'a pas accès. Et donc, là encore, point de lecteurs. Ou trop peu.
Aujourd'hui, l'édition en ligne, grâce à ce formidable outil de diffusion qu'est internet, permet de tracer un chemin entre ses deux points que sont l'édition et la non-édition. Elle permet d'élargir un peu le champ des lecteurs. Un peu seulement, il ne faut pas se leurrer là-dessus, car faute de publicité réelle et sauf alchimie imprévisible, on restera invisible au plus grand nombre, noyé dans la masse, en diffusion restreinte. Il reste que chaque lecteur supplémentaire insuffle la vie aux mots qui ont été écrit, simplement parce qu'ils sont lus et qu'ils ont été écrits pour l'être.
Une étape, donc. Ce qui signifie qu'en adoptant cette démarche l'auteur ne renonce pas, en aucun cas, à voir ultérieurement son travail reconnu et édité plus largement, voir ses manuscrits devenir livres, son travail être rétribué, et ses livres achetés par des lecteurs plus nombreux être lus et appréciés. Avoir le plaisir d'être lu et avoir celui d'en donner, et de ce plaisir en obtenir le plus possible.
Une étape aussi, parce que si ce passage par l'édition en ligne permet un tant soit peu à l'auteur qui en passe par là de développer un petit lectorat, c'est également une assise qui ne peut que constituer un plus pour un éditeur qui serait éventuellement intéressé par son travail, une sorte d'argument commercial - le mot n'est pas sale et un auteur n'a pas nécessairement à endosser le rôle un peu hypocrite de l'artiste naïf et pur qui refuse d'être concerné par ce genre d'argument beaucoup trop en-dessous de la ceinture, ou de la hauteur à laquelle il place son esprit... C'est qu'il doit bien y avoir une mauvaise raison, tout de même, pour laquelle les livres ne sont pas distribués gratuitement dans les lieux publics. Pas plus que le pain...
Mais puisque c'est sur ce thème que je suis arrivé, j'en termine par là en disant que si pour ma part j'ai tenu à adjoindre sur ce site la possibilité de "faire un don à l'auteur" à celle de "télécharger librement", c'est bien pour souligner que si ma démarche n'est là en aucun cas commerciale, je n'en vise pas moins à une certaine reconnaissance de mon état d'écrivain et du travail, en sus du plaisir, que cela implique.
Pour faire court, disons qu'il s'agit d'une proposition faite aux lecteurs d'un mécénat symbolique. A moins que ce ne soit en définitive la proposition elle-même qui relève d'une certaine symbolique...
autoportrait (première partie)
Est-il possible de faire un autoportrait
?
Ce site n'est-il pas déjà une petite pièce du puzzle infini de mon
autoportrait ?
Poser des questions ne donne-t-il pas plus de réponses que d'y
répondre ?
Et ce que j'écris-là ne ressemble-t-il pas beaucoup à de l'enculage
de mouches ?
Bref, ce n'est pas le bon jour et il me faudra y revenir...
Ma bibliothèque idéale
Le coup de l'île déserte
Faisons l'exercice. Je suis une sorte de Napoléon
qu'on envoie en exil au loin, sur une petite île. Je prépare ma
petite valise bibliothèque. Je prends (dans l'ordre où ils me
viennent à l'esprit) :
- "Ulysse", de James Joyce (parce qu'après deux lecture et demi, il
me reste tant à comprendre)
- "L'Enfer", de Henri Barbusse
- "L'Homme qui rit", de Victor Hugo
- "La Bible", dans sa "nouvelle traduction" (parce que, je dois
bien l'avouer, je suis très loin encore de l'avoir parcourue dans
sa totalité...)
- "Tieta d'Agreste", de Jorge Amado
- "Pourfendeur de nuages", de Russell Banks
- "Le Voyage d'Anna Blum", de Paul Auster
- "Septentrion", de Louis Calaferte
- "Demande à la poussière", de John Fante
- "Sexus", de Henri Miller
- "Ocean mer", d'Allessandro Barrico
- "Le Maître et Marguerite", de Mikhaïl Boulgakov
- "A la merci d'un courant violent", de Henri Roth
- "Les Mille et une nuits" (bien sûr !)
- "Beloved", de Toni Morrison
- "Le Voyage au bout de la nuit", de Céline
- "Si c'est un homme", de Primo Levi
- "La Storia", d'Elsa Morante
- "Le grand cahier", "La preuve" et "Le troisième mensonge"
(trilogie), d'Agota Kristof
- "La Vie mode d'emploi", de Georges Perec
- "Belle du Seigneur", d'Albert Cohen (mais aussi "Solal" !)
Et puis, parce que je cours depuis toujours après
le moment propice pour les lire enfin - je sais, c'est une grave
lacune de ne l'avoir encore fait :
- "A la recherche du temps perdu", de Proust
- "Confessions", de Rousseau
- "Mémoires d'outre-tombe", de Chateaubriand
Un peu de théâtre aussi, bien entendu : Shakespeare, Tchekhov, Beckett, Ibsen... Molière, Corneille... et puis quelques tragédies grecques, évidemment.
Il y a des oublis, c'est certain. Je n'aimerais pas qu'on m'expédie sur une île déserte.
"Oh les beaux jours" : ma critique
A la Comédie Française, jusqu'au 14 janvier 2006. De Samuel Beckett, avec Catherine Samie et mis en scène par Frederick Wiseman.
Le propos de la pièce est universel, comme toujours avec Beckett : que faire avec ça, la vie ? que faire en attendant la mort ? ...ou Godot ? que faire de notre existence et comment passer les jours, l'un après l'autre ?
Ici, une femme, Winnie, prise dans le sable, d'abord jusqu'au torse, puis jusqu'au cou, prisonnière de sa fragile condition humaine, n'ayant à sa disposition pour passer les jours que les phrases qu'elle peut penser et dire, un sac contenant quelques objets pour faire, et un homme pour l'écouter dire et la regarder faire, Willie, son compagnon qui n'est pour elle qu'une présence assez lointaine, mais qui lui permet de ne pas se sentir tout à fait seule.
Et chaque jour, Winnie se réjouit de pouvoir dire et faire, de pouvoir être regarder et écouter, même s'il y a si peu à dire et à faire qu'on redit et refait chaque jour peu ou prou les mêmes mots et les mêmes choses. Elle se réjouit de vivre, malgré tout, malgré le sable qui la prive chaque jour un peu plus de sa liberté de mouvement, et restreint chaque jour un peu plus son petit univers.
C'est une situation on ne peut plus tragique. Et ce contraste entre cette femme qui se réjouit très vélléitairement de sa condition et le tragique de cette condition, sa finitude, qui est la nôtre aussi, ce contraste devrait pour le moins provoquer en nous de puissantes émotions, depuis le rire jusqu'aux larmes.
Mais d'émotion il n'y en a point, ou si peu. Catherine Samie est, comme toujours, splendide, parfaite... trop parfaite sans doute, au point que la prouesse technique de la comédienne prend le pas sur l'émotion. On n'y est pas. La distance entre elle et nous est trop grande. Trop grande aussi parce qu'elle évolue - ce n'est pas le mot ici -, elle s'incarne dans un décor sans âme, assez laid en vérité et très artificiel, qui plutôt que de placer la comédienne au niveau du sol et du public l'élève au-dessus de l'un et de l'autre, l'éloignant, mettant une distance là où ce qui nous sépare devrait se réduire jusqu'à nous oppresser.
Au final, la pièce manque son but. On applaudit Catherine Samie pour ce qu'elle a donné, avec passion sans doute, avec une virtuosité qu'on ne peut lui enlever, mais on est resté froid, comme tenu à distance... alors que toute la pièce repose sur le principe de l'attraction, l'attraction terrestre qui nous suce et nous empêche de nous mouvoir librement et finalement de nous élever, l'attraction de la mort qui pèse inexorablement sur toute vie et nous terrifie, l'attraction enfin qui s'exerce en chacun de nous et nous rapproche les uns des autres qui partageons le même destin de l'existence terrestre.
Je ne me suis pas senti en empathie avec Winnie, dont le destin m'a laissé froid alors qu'il n'aurait pas dû, et de ce fait, en dépit de toutes ses qualités, et d'abord le texte, cela fait un spectacle raté. Dommage.
lubri-cité
Entendu ce matin, dans un café à Ménilmontant
:
- Nous vivons une époque vachement lubrique.
- Ha oui ? Tu m'en diras tant.
- Oui. Tu vois, même les téléphones mobiles.
- Hein ?... Sans fil, tu veux dire.
- Quoi ?
- Même les téléphones s'enfilent.
- Bah ouais, c'est pareil. Un portable, quoi.
Délicieux. Ne pas sourire. Ne rien
ajouter.
Et aimer son prochain.
Simplement ça.
la critique des lecteurs
Sera bientôt ajouté une rubrique "critique des lecteurs" pour chacun des textes que je propose au téléchargement. Le sujet dépassant mes compétences, j'ai choisi pour l'heure de renvoyer les candidats vers le formulaire de contact, voire sur ce blog. Si vous avez des suggestions à faire pour une organisation plus directement interactive, je suis tout à votre écoute...
Hannibal Balibar
Je l'ai rencontré lors d'une fête.
Il faut que j'en dise bientôt davantage.
Ce n'est pas encore le moment.
pensée
avoodware
L'Edition Avoodware c'est d'abord, pour vous, la libre faculté de télécharger des textes mis en ligne, puis de les lire. C'est ensuite, et aussi, pour peu qu'on en éprouve le désir, celle de faire un don à l'auteur. Mais pour en savoir plus...
Vos commentaires et suggestions sont les bienvenus.
deuxième étage
Je dois bien avouer que je suis pas mécontent du résultat de mes efforts. j'ai même écrit quelques lignes en HTML (sans comprendre, je vous rassure).
Je voudrais bien comprendre la différence
entre le HTML et le Javascript.
Je voudrais bien comprendre aussi ce que c'est précisément que
RSS.
Et plein d'autres choses encore...
D'ailleurs, je suis bien sûr qu'il existe un moyen beaucoup plus simple et direct de faire un petit post comme celui-ci, plus simple que celui que j'utilise en ce moment même.







